Sous le feu des critiques concernant l’approvisionnement en électricité et carburant destiné à la Jirama, Filatex Energies et Jovena ont chacun tenu à défendre la transparence de leurs activités et rétablir certains faits.
Le groupe Filatex Energies, actif dans la production électrique depuis plus de vingt ans, rappelle que « l’ensemble de ses contrats avec la Jirama provient de procédures publiques ouvertes et concurrentielles ».
Les centrales thermiques ont été attribuées via des appels d’offres internationaux, certains organisés avec l’appui de la Banque mondiale dans les années 2000. Selon toujours l’entreprise, « les projets solaires et hybrides ont, eux aussi, été sélectionnés à travers des appels à manifestation d’intérêt publics ».
L’entreprise souligne que ces mécanismes, accessibles à tous les opérateurs nationaux et étrangers, garantissent un cadre « transparent, réglementé et contrôlé ». Elle précise également que ses tarifs figurent parmi les plus bas du marché et qu’aucun élément n’est modifié en dehors des dispositions contractuelles.
Filatex met par ailleurs le point sur l’impact des retards de paiement de la Jirama, qui « peuvent atteindre douze mois ». Ces décalages compliquent l’entretien des équipements et la maintenance des centrales. Malgré ces contraintes, la société affirme maintenir au mieux la disponibilité de ses installations, pour limiter les coupures. Toutes ses factures, rappelle-t-elle, sont auditées.
Faire des économies
Le groupe met également en avant son rôle dans la transition énergétique. Grâce à un vaste programme d’hybridation solaire, mené avec la Jirama, chaque mégawatt solaire installé permettrait des économies annuelles d’environ un milliard d’ariary, une réduction de la consommation de carburant et une moindre dépendance aux importations. A terme, Filatex estime que ce dispositif pourrait générer plus de 160 milliards d’ariary d’économies par an.
De son côté, Jovena dénonce des accusations « mensongères » diffusées sur les réseaux sociaux. L’entreprise réfute catégoriquement détenir un monopole sur la fourniture de carburant à la Jirama. Selon elle, tous les marchés sont attribués par appels d’offres publics et internationaux, le dernier datant du 21 février 2025. La décision finale revient exclusivement à la Jirama.
Jovena rappelle également être « la seule entreprise à avoir accordé un crédit à la Jirama » pour éviter des ruptures d’approvisionnement en carburant. C’est un mécanisme mis en place dans un contexte financier difficile, afin d’éviter des coupures d’électricité plus sévères.
Les deux acteurs assurent rester engagés pour garantir un service énergétique stable, transparent et conforme aux règles publiques en vigueur.
Arh.




