Ankasina: un accident mortel provoque une manifestation populaire

Circulation complètement paralysée dans plusieurs artères de la ville, hier, notamment du côté d’Ankasina, Ankazomanga, Andohatapenaka (Rocade Makis) et environnants. Les riverains d’Ankasina ont manifesté leur colère dans la rue suite à un accident mortel suivi de délit de fuite survenu très tôt le matin.

Vers 4h, de retour du travail, un homme a été fauché mortellement par une voiture près d’un ralentisseur de vitesse supprimé sur la Rocade Makis. Le chauffard avait pris la fuite et demeure introuvable.
Suite à ce drame, des barrages constitués de pneus incendiés et de blocs de pierre ont été dressés par les riverains dès les premières heures. Les automobilistes qui devaient rejoindre la ville ou sortir par cet axe routier y ont été piégés par un embouteillage monstre.
Le trouble s’est instauré sur place car à part la foule qui bloquait complètement la circulation, des automobilistes ou motards qui essayaient de traverser les barrages ont été la cible de projectiles, menacés, voire même agressés par des manifestants fous furieux.
Une équipe de la compagnie urbaine d’intervention a été mobilisée sur place pour rétablir l’ordre, ayant permis à la circulation de reprendre son cours normal mais pour une courte durée, puisque la manifestation a repris de plus belle après, et pour un long mo­ment.
D’après les témoignages des manifestants, la colère des riverains ne faisait pas uniquement suite à l’accident mortel survenu tôt le matin, mais la répétition des cas d’accident sur l’axe routier, depuis que les ralentisseurs de vitesse sur la Rocade Makis ont été supprimés. Ils exigent ainsi que les autorités remettent les ralentisseurs sur place.
«Depuis la suppression des ralentisseurs, les accidents de la circulation se multiplient sur cet axe routier, les véhicules roulant à vive allure sans se préoccuper des piétons. C’était notamment le cas pour deux piétons qui ont été fauchés par une voiture la semaine passée, au moment où ils ont voulu traverser la route », té­moigne un riverain.
Hier vers une heure tardive, un groupe d’individus a en­core dressé un barrage sur place. Les véhicules ont été contraints de faire demi-tour et chercher un autre chemin.

ATs.

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