Le Conseil d’Etat n’a toujours pas tranché le différend opposant Tojo Ravalomanana, candidat malheureux aux élections communales de 2024, à Harilala Ramanantsoa, maire de la Commune urbaine d’Antananarivo. Il a renvoyé le dossier en instruction, chargeant les juges de réexaminer les pièces présentées avant de fixer une nouvelle date d’audience.
Tojo Ravalomanana conteste les résultats du scrutin et accuse la gagnante d’avoir orchestré une fraude électorale. Son avocat affirme que les documents déposés devant la juridiction « démontrent » une manipulation des voix et « établissent » des irrégularités majeures et réclame la victoire de son client.
En réponse, Harilala Ramanantsoa revendique la régularité du processus électoral et défend la légitimité de son mandat. En se présentant à l’audience, elle a voulu « réaffirmer » le caractère démocratique de l’élection et « répondre » directement aux accusations portées contre elle. Ses avocats, de leur côté, demandent au Conseil de « confirmer » les résultats proclamés et de « rejeter » les allégations de fraude.
Parallèlement à ce contentieux, la maire reste placée sous contrôle judiciaire dans l’enquête visant la Société municipale de Gestion Digitale (SMGD). Cette procédure, distincte du litige électoral, continue d’« alimenter » les tensions politiques.
Pour rappel, le parti Tim, a déposé dès décembre 2024 une plainte dénonçant des irrégularités lors des municipales à Antananarivo. En rappelant la date de dépôt, le parti entend « corriger » les informations jugées inexactes circulant dans le débat public et « inscrire » l’affaire devant le Conseil d’Etat dans un contexte plus large de contestation du processus électoral.
Rakoto




