Mais que se passe-t-il ces derniers jours ? S’agit-il d’une simple coïncidence ou bien de manifestations populaires qui n’ont rien de spontanées mais qui ont été ourdies par certaines personnes dans le but de semer le trouble au niveau de la population de la Capitale ? Toujours est-il que deux cas similaires se sont produits ces deux derniers jours avec un mode opératoire identique.
Des barrages constitués de pneus incendiés et des blocs de pierres ont été érigés par la population pour manifester son mécontentement. Cela s’est passé à Ankasina et à Ambohibao Antehiroka. Si à Ankasina, si la manifestation populaire fait suite à un accident mortel de circulation, à Ambohibao Antehiroka, c’est pour contester la construction d’un lycée dans l’enceinte de l’EPP l’actuelle.
Faut-il rappeler que nous avons hérité de ce mode opératoire des derniers mouvements de contestation populaire. Ainsi, à chaque manifestation populaire, on ne manque pas d’y assister. Il a pour conséquence immédiate d’entraver la libre circulation sur les voies publiques. Ce qui, évidemment, crée certains désagréments pour les usagers de la route.
A Ankasina, le mécontentement de la population se justifie plus ou moins dans la mesure il demande la remise en place d’un ralentisseur de vitesse qui devrait permettre de limiter les accidents mortels à cause des excès de vitesse des usagers. Par contre, à Ambohibao Antehiroka, on ne comprend pas vraiment pourquoi on arrive à contester la construction d’un lycée.
Certaines personnes avancent que la proximité d’un lycée avec une EPP est la source de discorde. Pourtant, il faut remarquer qu’en plein centre de la Capitale, le lycée J.J.Rabearivelo jouxte l’EPP d’Analakely. Et il n’y a jamais eu de problème à ce sujet. D’autant plus qu’Ambohibao Antehiroka est la seule localité qui n’est pas dotée d’un lycée. Donc c’est une opportunité qui s’offre.
L’existence d’un lycée à proximité offre plus d’avantages que d’inconvénients. Les élèves n’auront plus besoin de se déplacer relativement loin pour trouver un établissement où ils pourront poursuivre leurs études. Par ailleurs, les cours y sont, en théorie, gratuits. Autrement dit, c’est le type d’initiative qu’il faut encourager et non contrer.
Quoi qu’il en soit, il faut remarquer que pour un rien, on assiste à des manifestations populaires qui se matérialisent par des pneus brûlés sur la voie publique. Ce sont des actes, conséquences d’une trop grande liberté d’expression, qu’il faut dorénavant bannir. Rien ne peut remplacer une discussion directe. Vivement qu’on arrive à un changement radical de mentalité de la population.
Ranaivo Lala Honoré




