Politique d’austérité: les ministres désormais chargés des inaugurations

Lors du Conseil des ministres du 19 novembre, la présidence de la Refondation de la République de Mada­gascar a annoncé un changement majeur dans l’organisation des cérémonies officielles. Désormais, l’inauguration et l’ouverture des projets achevés ne nécessiteront plus l’implication systématique du gouvernement central. Cette nouvelle directive s’inscrit dans le cadre d’une gestion plus stricte et maîtrisée des ressources publiques.

Selon les explications fournies, chaque minis­tre sera directement responsable d’organiser les cérémonies d’inauguration relevant de son domaine de compétence. L’objectif est d’accélérer la mise en œuvre des projets de développement et de rapprocher la population des résultats concrets des actions publi­ques.
Du côté de l’opposition, le discours est autre. Le chef de l’opposition, Milavonjy Philobert, a vivement réagi à ces annonces : « Ce n’est pas la politique d’austérité qui est en vigueur dans le cadre de la refondation de l’Etat, mais plutôt une répartition de privilèges spéciaux. » Ce qui est inha­bituel chez les hauts con­seillers, à l’instar des avantages dont bénéficie le chef de l’Etat. « La politique d’austérité doit être mise en œuvre si l’on parle vraiment et de patriotisme », souligne-t-il.
Cette déclaration intervient alors qu’une nouvelle décision du Haut Conseil Constitutionnel (HCC) suscite le débat. Suite à une demande du chef de l’Etat,
la HCC a officialisé une me­sure accordant à ses quatre membres un salaire, des droits et des avantages équivalents à ceux du président de la Refondation de la Ré­publique. Les membres con­cernés sont le Colonel Lucien Rabearimanana, le Médecin-Colonel Manan­tenasoa Mar­cellin Zafitason­dry Ranoel­son, le Colonel Solofoniaina Thierry Ram­pa­narivo, le lieutenant Co­lonel Gervais Andriamiari­soa.
Cette décision, qui intervient en parallèle d’un appel à une gestion rigoureuse des dépenses publiques, continue d’alimenter les discussions politiques au sein de l’opinion.

N.A.

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