La concertation nationale est une étape décisive pour l’avenir de la Refondation de la République, qui va aboutir à une série de propositions dont certainement, l’élaboration d’une constitution à soumettre au référendum ou de deux propositions de textes fondamentaux, parmi lesquels les citoyens devraient choisir. Dans tous les cas, le choix appartient au peuple.
Alors que la concertation nationale, censée jeter les bases de la nouvelle République, est attendue impatiemment, les politiques s’empressent de présenter leur point de vue et leur proposition concernant la refonte de la constitution.
A ce propos, l’ancien ministre de la justice, Imbiki Herilaza est contre l’idée d’un référendum constitutionnel par lequel le peuple serait appelé à se prononcer sur un seul projet de texte, par un « oui » ou un « non ».
« Si nous voulons vraiment apporter une refondation, laissons les citoyens choisir entre deux Constitutions différentes dont l’une axée sur le système fédéral qui assure la répartition des compétences entre Etat fédéral et Etats fédéraux. Et l’autre sur la décentralisation effective qui priorise l’autonomisation des collectivités territoriales, le transfert de compétences et de ressources, permettant d’assurer une gestion locale transparente et responsable», a-t-il fait savoir.
Ce magistrat et député a soutenu que « le peuple Malgache ne devrait plus voter pour une seule Constitution, par un oui ou un non ».
Quant à l’ancien ministre du Travail, de la Fonction publique et des lois sociales, Jean Bosco Rivotiana, il a insisté sur le fait que le gouvernement a décidé d’organiser un référendum et non une élection de Constitution, selon le PGE.
« Dans le cas de l’élection constitutionnelle, plusieurs options s’offrent à nous, alors que pour le référendum, les votants doivent choisir entre oui ou non», a-t-il expliqué en ajoutant que « le oui l’emporterait toujours, comme cela a été toujours le cas à Madagascar ».
L’élu de Lalangina a souligné que l’élection constitutionnelle poserait des jalons de manière plus structurée si on veut vraiment apporter des changements. Par la suite, selon lui, l’élection des « sefo fokontany » devrait être organisée en premier lieu, puis s’ensuivra celle des maires, des députés et sénateurs, avant l’élection présidentielle. « La durée du gouvernement de transition n’aurait pas d’importance », a-t-il conclu.
Et d’après les prévisions, le « référendum » devrait avoir lieu entre les mois de septembre et de décembre 2026.
RM




