Trafic d’animaux protégés: un vaste réseau démantelé

Après une succession de résultats importants enregistrés dans le cadre des opérations de lutte contre le trafic d’animaux protégés, le ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd) a annoncé qu’une nouvelle prise vient d’être effectuée cette semaine dans la capitale.

Dix lémuriens de l’espè­ce Prophitecus coquereli destinés à être exportés clandestinement, ont été découverts dans un immeuble sis du côté d’Ambohi­miandra, dans le deuxième arrondissement. Trois ressortissants comoriens (un homme et deux femmes) ont été interpellés, l’homme étant indiqué comme le chef d’un réseau de trafiquant de lémuriens, longtemps recherché.
«Grâce au dispositif de surveillance et à la fouille du bâtiment, trois ressortissants comoriens ont été arrêtés, dont le chef d’un important réseau de trafiquants de lémuriens, activement recherché depuis plusieurs mois. Ce réseau est impliqué dans deux tentatives d’exportation illicite de lémuriens déjouées à l’aéroport d’Ivato en juin et août 2025, impliquant des ressortissants malgaches, comoriens et ukrainiens qui projetaient de rejoindre Dubaï», a indiqué le Medd dans un communiqué publié sur sa page Facebook, hier.
«L’enquête approfondie, conduite par le Pôle Anti-corruption (PAC), a mis en lumière le mode opératoire de cette organisation criminelle : collecte de lémuriens, recrutement de Mal­gaches ou d’étrangers, et organisation logistique pour les expédier illégalement hors de Mada­gas­car».

Fort de renseignement…

D’après les informations, des renseignements parvenus à la Direction de l’Unité de lutte contre la corruption (DULC) du Medd, ont permis d’apprendre l’existence de cette tentative d’exportation de lémuriens localisée dans le bâtiment à Ambohimiandra. Ainsi les agents du ministère ont renforcé les dispositifs de surveillance dudit bâtiment, pour ensuite y effectuer une fouille qui a abouti à la découverte des animaux protégés cachés au sous-sol.
Le Medd appelle par ailleurs la collaboration de tout citoyen en vue de lutter contre les tentatives d’exportation illicite des bien du pays. Ce genre de trafic illicite a connu ces dernier temps, une recrudescence alarmante en dépit du changement drastique de gouvernance (politique) dans le pays.

ATs.

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