Faut-il vraiment une date ou des dates uniques pour célébrer le nouvel an Malgache, une fête aux multiples traditions? L’opinion est divisée à ce sujet. Et, il y a là de quoi être perplexe et s’interroger, tellement cela paraît logique pour certains, mais soulève des controverses pour d’autres.
A dire vrai, standardiser n’est pas la meilleure façon de promouvoir et valoriser les us et coutumes propres à chaque région et ethnie. On ne peut pas uniformiser les pratiques, les valeurs et encore moins les traditions bien ancrées dans les territoires. Cela va entraîner indubitablement la perte du patrimoine et la diversité culturelle.
Même dans un esprit fédérateur, avec une approche inclusive et interculturelle, il est déplacé de parler d’un compromis entre les cultures et les coutumes, pour la simple raison qu’il n’existe aucun modèle unique en la matière, permettant d’imposer des propres normes hybrides qui vont déboucher encore une fois soir des discussions interminables et stériles.
Et dans une culture où tout le monde est expert, il n’y a pas d’unanimité. Sans vouloir paraître contestataires, mais manifestement les « gardiens de la tradition » seraient contre cette idée de standardisation culturelle.
A chacun ses traditions et ses propres manières de les honorer. L’année dernière, la « communauté royale de Madagascar » a célébré le Nouvel an malgache, le 11 mars et Fetin’ny hasimpirenena iombonan’ny Malagasy », littéralement la fête de la sacralité nationale commune des Malgaches, le 3 septembre. Chaque étape de la cérémonie devrait être marquée séparément en fonction des cycles lunaires. Et ces aspects rendent les us et coutumes malgaches uniques dans la diversité.
Pour d’autres, l’arrivée de la nouvelle lune en Bélier marque le début d’une nouvelle année zodiacale. C’est un moment empreint de spiritualité qui coïncide avec le début de la période « Alahamady » en mars. Et c’est une période idéale pour initier des projets et embrasser le renouveau. Alors la quête du consensus sur la ou les dates uniques et communes, pour célébrer le nouvel an malgache, reste au stade de l’utopie permanente.
Rakoto




