La capitale accueille actuellement un événement majeur, le « Southern Africa After-Action Review (AAR) sur l’Action Anticipatoire », réunissant les 15 pays membres de la Sadc à Alarobia.
Pendant trois jours, experts et responsables gouvernementaux s’attèlent à l’élaboration d’une feuille de route commune dans une démarche collective, pour faire face aux risques croissants de cyclones, de sécheresse, d’inondations et d’autres aléas climatiques dans toute la région. Une occasion de partager des expériences, les avancées et dans la gestion des risques et identifier les lacunes.
Et pour la première fois, les membres de la Sadc s’engagent à harmoniser leurs approches afin de mieux anticiper, répondre et reconstruire à la suite de crises naturelles.
Madagascar est un modèle régional
Selon le directeur général du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), le Général Gabriel Ramanantsoa, Madagascar se distingue particulièrement par sa gestion des risques. Le pays possède déjà une politique nationale de gestion des risques et des menaces, ainsi que des plans de contingence régionaux mis à jour chaque année dans les zones les plus exposées.
Madagascar a également pris part à de nombreux ateliers internationaux, en Afrique comme en Europe, permettant d’acquérir une expertise reconnue. Les organisateurs du sommet évaluent régulièrement le travail de chaque pays par rapport aux engagements fixés, et Madagascar a réalisé des avancées significatives.
Autre point fort du pays, la mise en place d’un fonds national de contingence, destiné à mobiliser rapidement des ressources financières en cas de catastrophe. Ce fonds est renforcé par un basket fund alimenté par les partenaires internationaux, qui soutient aussi bien la réponse d’urgence que les efforts de reconstruction. Le gouvernement malgache fixe chaque année les prévisions budgétaires dans le projet de loi de finances, soumis au vote des institutions législatives, afin de garantir la disponibilité des ressources.
Fahranarison




