Entre Madagascar et la Banque mondiale, le partenariat reste au beau fixe. Et malgré le contexte politique dans le pays, aucun des 23 projets financés par l’institution, n’a été suspendu. Leur mise en œuvre rapide devrait même s’accélérer, a-t-on indiqué.
Après plusieurs rencontres et avoir passé en revue les partenariats avec les autorités malgaches, la Banque mondiale a réitéré hier à Anosy, devant la presse, sa volonté manifeste de soutenir le plan
de développement de la Grande île, défini par la présidence de la Refondation de la République.
A ce sujet, « des discussions doivent s’ouvrir afin d’établir l’orientation future en fonction des secteurs jugés primordiaux par les nouvelles autorités et des enveloppes allouées car les projets en cours ne reflètent pas encore les priorités du nouveau gouvernement», selon Atou Seck, Country Manager de la Banque mondiale. Quoi qu’il en soit, ce dernier souligne l’urgence d’accélérer la concrétisation des 23 projets actifs financés à hauteur de 4 milliards de dollars couvrant quatre secteurs jugés porteurs à savoir : l’énergie, l’eau, les infrastructures routières et le digital.
A cette occasion, l’institution a également fait savoir que la récente crise politique à Madagascar n’a pas eu d’impact significatif sur le partenariat avec Madagascar. Aucun projet n’a été suspendu, assure-t-elle. Les décaissements ont été brièvement mis en pause durant les semaines où le pays n’avait ni gouvernement ni ministre des Finances, ce qui rendait impossible le dialogue institutionnel.
« Nous avons repris l’ensemble de nos opérations depuis le 12 novembre », a précisé Atou Seck.
100 millions de dollars pour l’électricité
Dans le secteur énergétique, la Banque mondiale rappelle qu’un appui de plus de 100 millions de dollars est aujourd’hui disponible pour renforcer l’accès à l’électricité. Ces financements s’inscrivent dans les programmes « Digital and Energy Connectivity for Inclusion in Madagascar (Decim) » et « Least-Cost Electricity Access Development (Lead) », ce dernier devant s’achever en 2026.
La Banque mondiale insiste toutefois que « la durée de vie des projets varie fortement, certains touchant bientôt à leur fin tandis que d’autres entrent à peine en phase opérationnelle ».
Dans ce sens, elle affirme vouloir maintenir sa flexibilité et adapter son portefeuille aux priorités politiques nationales. Elle rappelle aussi son rôle dans l’accompagnement des réformes, notamment dans
le secteur numérique. Les appuis budgétaires et les mesures encouragées par l’institution ont permis d’ouvrir davantage le marché digital, entraînant une baisse des prix et un accès élargi aux services numériques.
Arh.




