Grève chez Madarail: les employés dénon­cent une gestion opaque

Les employés de Madarail ont entamé hier, une grève de trois jours pour dénoncer des conditions de travail jugées dégradées et une gestion qualifiée d’opaque depuis la mise en concession du réseau ferroviaire national. Le mouvement pourrait se prolonger, préviennent les grévistes, si leurs revendications n’obtiennent pas des réponses favorables dans un délai de 72 heures.
Dans leur préavis daté du 3 décembre, les salariés dénoncent le non-versement de salaires et de primes, ainsi que des irrégularités financières persistantes. Ils évoquent notamment «une perte de 14 milliards d’ariary enregistrée en 2009» et des financements dont l’usage n’a jamais été clarifié.
Les cheminots pointent du doigt aussi les modifications successives de la durée de la concession, passée de 25 ans en 2003 à 50 ans en 2006, sans explication publique.
Face à cette situation, ils réclament une revalorisation salariale et le départ de plusieurs dirigeants accusés d’incompétence. Depuis janvier 2025, les employés affirment ne plus avoir de visibilité sur la gestion réelle de l’entreprise, alimentant un climat de défiance.
Les grévistes demandent également l’éviction d’un opérateur étranger, Vecturis, soupçonné d’avoir perçu annuellement 120.000 euros ainsi qu’1 % du chiffre d’affaires de Madarail. Ils exigent, en parallèle, un audit indépendant afin d’éclaircir ces accusations et de rétablir la transparence.
Contactée par les médias, la direction de Madarail n’a pas souhaité répondre aux questions des journalistes. En attendant, les employés maintiennent la pression et affirment ne pas reprendre le travail tant que leurs demandes ne seront pas prises en compte.

Arh.

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