Une grande première pour le cinéma malgache. « Disco Afrika : une histoire malgache », long métrage réalisé par Luck Razanajaona, vient d’être soumis aux 98e Oscars dans la catégorie « Best International Feature Film». Les films en compétition seront connus d’ici le 22 janvier 2026.
Cette candidature malgache fait suite à l’appel à films lancé en juillet par l’Ivon-toeran’ny Sarimihetsika sy Sarimiaina Malagasy (ISSM), qui a également désigné le comité national de sélection chargé d’évaluer les œuvres en lice. Coproduit par Africamadavibe Production, ce long-métrage devient ainsi le premier film de l’histoire de Madagascar à être présenté aux Oscars dans cette catégorie.
L’Oscar du Meilleur film international récompense un long-métrage produit hors des Etats-Unis et comprenant majoritairement une langue nationale. Chaque pays ne peut soumettre qu’un seul film. Après cette première étape, une shortlist de 15 films sera annoncée le 16 décembre. Parmi eux, cinq seront officiellement nommés aux Oscars le 22 janvier 2026, avant la cérémonie de remise des prix prévue le 15 mars 2026.
A mi-chemin entre drame et fiction, Disco Afrika : Une histoire malgache retrace le quotidien de Kwame, un jeune homme tentant de gagner sa vie dans une mine clandestine de pierres précieuses à Toamasina. Au fil de sa quête, il croise la route d’un groupe de militants avides de changement et nourrit l’espoir de retrouver son père, un artiste engagé disparu après de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Depuis sa sortie en salles, le film a décroché une dizaine de prix et intégré la sélection officielle d’une trentaine de festivals à travers le monde.
« Ce n’est qu’un premier pas, mais il reste encore beaucoup à faire pour soutenir le cinéma malgache et ses acteurs, un fonds pour le cinéma, des formations… Nous espérons voir émerger un véritable changement, rapide et bénéfique pour tous », s’adresse le réalisateur malgache, Luck Razanajaona, aux autorités. « J’encourage les jeunes cinéastes malgaches à étudier et à travailler, car c’est ainsi que nous réaliserons des films bien construits qui feront la fierté de la nation ».
Joachin Michaël




