Herintsalama Rajaonarivelo: « Pas des paroles, mais des actes»

« Le temps est venu de passer des paroles aux actes ». C’est un message fort de sens et sans ambiguïté, envoyé par le Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, au gouvernement, à l’administration publique et à la nation, hier, au palais de Mahazoarivo lors de la cérémonie de lever du drapeau.

Un discours clair et fer­me. « L’heure n’est plus aux déclarations d’intention, aux tergiversations, aux discours, mais à la mise en œuvre concrète des réformes indispensables, pour redresser Madagascar », a déclaré haut et fort le Chef du gouvernement devant les responsables présents. Une déclaration qui s’inscrit dans la continuité des engagements pris par Herintsalama Rajaonarivelo, depuis sa prise de fonction.
Pour ce faire, le Premier ministre a mis en avant l’éthique et le code de conduite des affaires publiques dans les mois à venir qui reposent, selon lui, sur le changement de comportement aussi bien au sein de l’administration que de la société, le respect mutuel garant d’un climat social apaisé et constructif, l’esprit de solidarité permettant de faire face aux défis nationaux, le respect strict des lois propre à un Etat de droit fonctionnel, la réalisation d’un suivi plus rigoureux des directives gouvernementales afin d’assurer la cohérence des actions et surtout le rejet catégorique de la corruption, un fléau qui mine les institutions et freine le développement.
Pour Herintsalama Raja­o­narivelo, ces principes doivent être véritablement an­crés dans les pratiques quotidiennes, à la fois visibles et mesurables. « Si nous voulons changer Madagascar, cela doit se refléter dans les actions en­treprises. Cessez les débats stériles qui doivent laisser la place aux actions. On sera jugé d’après nos actes », a-t-il in­sisté.
Dans un message adressé à la population, le Chef du gouvernement a rappelé que la priorité pour le Gou­ver­nement, c’est la continuité du service public et la protection des agents de l’Etat dans un contexte national difficile.
D’après ses explications, avant la période relativement stable, « un peu plus de 6.000 fonctionnaires, ont été re­crutés dont 3.100 enseignants », selon leur statut administratif. Aujourd’hui, malgré la conjoncture tendue, l’Etat s’engage à poursuivre cet effort. « Nous allons recruter 13.274 fonctionnaires », a-t-il souligné, et 9.300 d’entre eux seront intégrés dans le secteur de l’éducation.
Cette initiative illustre
la volonté de l’Exécutif de maintenir les priorités nationales, c’est-à-dire soutenir les services essentiels, protéger la qualité de l’enseignement, et répondre aux be­soins administratifs du pays. Le Premier ministre insiste sur le fait que ces décisions ne relèvent pas d’un simple discours, mais d’une politique assumée : agir, même dans l’adversité.

N.A

Partager sur: