Taolagnaro: la PFROSC plaide pour une exploitation minière au profit de la communauté locale

La Plateforme régionale des fédérations des organisations de la société civile (PFROSC) Anosy, par l’intermédiaire de son président Gahidi Marenjaka Masimana, plaide pour une exploitation minière qui sera avantageuse pour la communauté dans la localité de Taolagnaro, lors d’une conférence au Pavé Antaninarenina, hier.

Durant la conférence portant sur le thème, « Exploitation minière de QMM : constats des organisations de la société civile et lan­cement officiel de l’ouvrage Rio Tinto QMM – 15 ans d’exploitation : Constats et réalité », les Organisations de la société civile (OSC) de la région Anosy ont partagé des analyses, des observations et des recommandations con­cernant les impacts sociaux, économiques, environnementaux et sanitaires de l’exploitation minière de cette société, après ces années d’activités.

Dépendance envers QMM
Depuis décembre 2008, la Société QMM exploite de l’ilménite à Mandena, dans les trois communes (Mandro­mon­dromotra, Ampasina­ham­poana et Taolagnaro) du district de Taolagnaro. « Il est indéniable que la présence de QMM à Taolagnaro, a un impact économique », a déclaré Gahidi Marenjaka Masimana.
Néanmoins, la population locale reste pauvre et dé­pend trop de la société. Au moindre problème comme les catastrophes naturelles et les incendies, elle demande de l’aide auprès du QMM. A cet effet, Gahidi Marenjaka Masimana réclame la reconsidération du contrat social. « Il y a une faille au niveau de l’Etat », a-t-il souligné tout en insistant qu’en ce temps de Refondation, le Conven­tion d’Etablissement 2023-017, doit être revu.
« QMM travaille en toute légalité et s’acquitte de ses en­gagements comme le paiement des redevances, mais c’est au niveau de son utilisation que le problème se pose», a fait savoir le président de la PFROSC. Il a pris l’exemple de la commune de Taolagnaro qui bénéficie de la moitié des redevances. Elle doit pourtant 150 millions d’ariary à la Jirama pour justifier ses propos.
Il a également indiqué que le QMM ne paie qu’une redevance de 1 à 2%, très loin des 7 à 12 % dans les pays africains avec des ex­ploitations minières de même envergure. La présence de cette entreprise doit être
porteuse de développement pour la région. Ce n’est pour­tant pas encore le cas, raison pour laquelle la PFROSC réclame une étroite collaboration en vue d’une exploitation minière durable menant vers une émergence économique effective.

Jean Riana

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