Le directeur général de l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes (ENMG), Anthony Ramarolahihaingonirainy, est monté au créneau. Lors d’un point de presse, hier à son bureau à Tsaralalàna, le DG a indiqué que les Facebookers ayant publié le cas Stephano Randriatompo, auraient dû se rendre d’abord à l’ENMG s’ils voulaient vraiment agir de bonne foi. Il invite alors tous ceux qui ont des remarques relatives au concours prévu débuter le 16 décembre, à s’adresser directement à lui.
«Comme vous le constatez, le bulletin N°3 de Stephano Randriatompo ne mentionne aucun antécédent judiciaire. Son dossier étant en règle, nous l’avons intégré dans la liste des candidats autorisés à concourir, sans savoir qui il est», a expliqué le DG de l’ENMG. Selon ses dires, il ne connaissait ce candidat qu’au moment où quelqu’un a publié sur Facebook les méfaits présumés du concerné. L’école a alors décidé d’ouvrir une enquête afin de vérifier la véracité de ces allégations et prendre les décisions adéquates avant la tenue du concours.
«Il n’y a d’enquête de moralité qu’après la sortie du résultat d’admissibilité, puis quand les élèves vont intégrer la fonction publique. Nous ne pouvons donc pas connaître au cas par cas tous les candidats dès le dépôt des candidatures», s’est justifié Anthony Ramarolahihaingonirainy. L’ENMG vérifie seulement si les documents requis sont complets avant d’autoriser un candidat à concourir.
Maintenir la transparence
Le DG de l’école s’est alors demandé pourquoi de tels scandales ne sont systématiquement révélés au grand jour que quelques jours avant le concours. Or pour le cas de Stephano Randriatompo, son nom figurait déjà sur la liste des candidats autorisés à participer au concours direct d’entrée à l’ENMG élèves-magistrats en filière judiciaire, sortie le 26 septembre.
«L’ENMG est une école de référence en matière de transparence des concours depuis que j’ai pris mes fonctions en 2019. Je ne porte aucune couleur politique mais je suis ici en tant que technicien. D’ailleurs, je faisais partie de la première promotion d’élèves-magistrats, marquée notamment par la transparence du concours», a martelé le DG de l’école. Selon lui, l’objectif de l’ENMG n’est pas d’assainir les concours, mais de maintenir la transparence déjà effective depuis cinq ans maintenant.
Rakoto




