Concertation nationale : faire du secteur de l’artisanat un pilier de l’économie

Le ministère du Tourisme et de l’artisanat (MTA) a lancé hier à Mahamasina une concertation nationale visant à renforcer le secteur de l’artisanat pour en faire un pilier de l’économie malgache.

Les travaux de la concertation nationale sur l’artisanat, qui se dérouleront sur deux jours, visent à élaborer un système durable pour promouvoir ce secteur stratégique pour le développement économique de Madagascar. Selon Lily Rafaralahy, ministre du Tourisme et de l’artisanat, « cette consultation constitue une étape clé dans la résolution des problèmes rencontrés par les artisans ». Elle a également rappelé que l’objectif final est de faire de l’artisanat un véritable moteur de l’économie nationale. C’est pourquoi, il est important d’établir une stratégie cohérente et efficace, en collaboration avec tous les acteurs des différentes filières afin d’améliorer la créativité, la qualité du travail et surtout valoriser les compétences des acteurs à l’échelle internationale.
La ministre a souligné que toute réforme doit impérativement tenir compte des idées et des besoins exprimés par chaque artisan. Elle a également précisé que des consultations préalables avaient été organisées dans toutes les régions du pays afin de recueillir les préoccupations des acteurs locaux, et recueillir des idées pour améliorer le cadre juridique et administratif ainsi que renforcer les capacités de chacun.

Mettre l’artisanat et le tourisme sur le même piédestal
« L’artisanat est souvent éclipsé par le secteur du tourisme, c’est pourquoi la concertation nationale a débuté par l’artisanat, avant de s’étendre au tourisme», a expliqué la ministre. Le but étant de mettre les deux secteurs sur le même piédestal.
En outre, certains acteurs du secteur artisanat ont exprimé leur souhait de voir la création d’un ministère distinct. En réponse, la mi­nistre Rafaralahy a insisté sur l’interdépendance entre le tourisme et l’artisanat, soulignant que ces deux secteurs se complètent naturellement. « Puis, il y a aussi la question de la continuité de l’Etat, qui a été prise en compte », a-t-elle ajouté pour soutenir ses dires.
Dans le cadre de la réforme du secteur, la création de plateforme a été mise en exergue. L’objectif est d’éviter que les artisans aient à se déplacer à l’étranger pour participer à des salons internationaux, tout en leur permettant de vendre leurs produits à des prix compétitifs. Il suffira que leurs productions respectent les normes internationales. La ministre de la Refondation de la République, Hanitra Raza­fima­nantsoa, a quant à elle, indiqué que la refondation dépend de tout un chacun car l’Etat à lui tout seul ne peut pas accomplir un miracle.

Jean Riana

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