Grossesses précoces et violences sexuelles: Madagascar intensifie la mobilisation

A l’occasion des 16 jours d’activisme, les acteurs de la santé et de la société civile s’unissent pour protéger les droits des jeunes et des femmes.

Grossesses précoces, accès limité à la planification familiale et violences basées sur le genre (VBG) restent des défis ma­jeurs pour les jeunes et les femmes à Madagascar. Face à cette situation, le Mouve­ment pour le planning familial (MMPF), Fisa Madagas­car et le projet WISH2 ont organisé hier une table ron­de à l’Anja­ry Hotel, Tsarala­làna, réunissant institutions, associations et bénéficiaires des programmes communautaires.
Cet événement s’inscrit dans le cadre des «16 jours d’activisme» contre les VBG, une campagne internationale visant à sensibiliser la population et à renforcer les actions de prévention.
L’objectif était de dresser un état des lieux des violences et des obstacles à l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive (SSR), et de proposer des recommandations pour une meilleure coordination nationale.
Selon Juliana Fanilo­ni­aina, directrice exécutive du MMPF, « Malgré les progrès réalisés, beaucoup de jeunes restent mal informés et exposés à des risques importants pour leur santé et leurs droits ». L’âge moyen d’entrée dans la vie sexuelle est de 13 ans pour les filles et 15 ans pour les garçons, rappelle-t-elle, soulignant l’importance de l’éducation et de l’accès à des in­formations fiables.
La rencontre a réuni des représentants des ministères de la Santé et de la population, des associations spécialisées dans la protection des droits des femmes et des jeunes, ainsi que de jeunes filles bénéficiaires des programmes communautaires. Les échanges ont permis de partager des expériences, d’identifier les obstacles sociaux et institutionnels, et de proposer un plan d’action national pour améliorer la prévention, la prise en charge et le suivi des victimes.
Un document de recommandations opérationnelles a été produit à l’issue de l’événement, visant à renforcer la coordination nationale, améliorer l’accès aux services de SSR et sensibiliser la population, en particulier les jeunes. Le Studio Sifaka a diffusé l’émission-débat pour toucher un public plus large et encourager l’engagement collectif.
Cette initiative constitue une étape importante dans la construction d’une société mal­gache plus protectrice et équitable, où chaque jeune et chaque femme peuvent exercer leurs droits en toute sécurité.

Fahranarison

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