Le nombre en médecins spécialistes de la santé maternelle et néonatale est largement insuffisant, avec seulement 35 à 50 professionnels qualifiés pour tout le pays. Face à ce déficit d’effectif, le Collège malgache des gynécologues obstétriciens, lance un appel aux jeunes médecins, à l’occasion de son 17e Congrès scientifique hier et ce jour à Anosy, pour promouvoir l’innovation et renforcer la prise en charge des mères et des enfants.
Le manque cruel de médecins de spécialistes dans la prise en charge des mères et des enfants devient alarmant à Madagascar. Hier lors d’une rencontre organisée au Motel Anosy, le Pr Joseph Anderson Randriambelomanana, président du Collège malgache des gynécologues obstétriciens, a fait savoir que leur nombre ne dépasse pas 50 pour l’ensemble du pays.
Cette situation s’explique principalement par l’émigration des spécialistes vers l’étranger. « Beaucoup de nos professionnels partent à la recherche de meilleures opportunités, suivent des formations internationales et perçoivent des salaires bien plus élevés que ceux proposés ici », souligne-t-il.
Une telle fuite des cerveaux a un impact majeur sur le système de santé malgache, en particulier sur la santé des mères et des nouveau-nés, car le nombre de médecins disponibles pour assurer leur suivi est insuffisant. Pour remédier à cette situation, le Pr Joseph Anderson Randriambelomanana appelle les jeunes spécialistes malgaches à s’investir dans la santé nationale et à contribuer à l’amélioration des soins maternels et infantiles.
Résultats de recherches
Parallèlement à cet appel, l’association organise son 17e Congrès scientifique, qui se tient sur deux jours, hier et aujourd’hui au Motel Anosy, sur le thème, « Santé maternelle et néonatale : défis et innovations en milieu à ressources limitées ».
Cet événement est une occasion pour présenter de nombreuses recherches menées par les membres du Collège des gynécologues obstétriciens de Madagascar, en collaboration avec des partenaires comme Marie Stopes Madagascar et d’autres acteurs du secteur de la santé.L’objectif est de moderniser les pratiques, de renforcer les compétences locales et d’améliorer la prise en charge des mères et des enfants, malgré les contraintes.
Lors du congrès, le Pr Joseph Anderson Randriambelomanana a présenté une communication intitulée « Traitements médicaux des grossesses extra-utérines : moyens actuels et perspectives », devant des professionnels et chercheurs.
Fahranarison




