Le ministère des Transports et de la météorologie (MTM) a lancé une offensive majeure pour récupérer une partie du domaine public ferroviaire indûment occupé. Il a ordonné au Conseil d’administration de Madarail de « résilier immédiatement plusieurs contrats de bail conclus entre Madarail SA et Madarail Immobilier, jugés contraires aux règles encadrant les biens publics ».
Cette décision vise, entre autres, à mettre fin à des pratiques observées, lors de récentes vérifications, révélant que de terrains et bâtiments relevant du domaine public ferroviaire, sont loués à des tiers, avec des paiements effectués via le CIP. Or, ces biens ne peuvent être ni vendus, ni cédés, ni exploités librement.
Comme le précise le MTM dans un communiqué publié hier, le Conseil d’administration de Madarail aura désormais pour missions prioritaires de « mettre fin immédiatement aux contrats concernés, assurer la récupération sécurisée de tous les biens, transmettre au Ministère un rapport détaillé dans un délai de quinze jours ».
Les biens en question sont situés dans plusieurs zones stratégiques du réseau ferroviaire national à Toamasina, Mantasoa et à Soanierana Antananarivo. Ils comprennent notamment un bâtiment de 717 m2 à Toamasina, plusieurs terrains de 3.495 m2, 12.678 m2, 4.000 m2, de 10 hectares et de 8.772 m2, tous à Toamasina ; des terrains de 1.400 m2 Soanierana- Antananarivo et de 4.892 m2 à Mantasoa ainsi qu’un quai de 1.493 m2 à Toamasina.
Rendre au peuple ce qui est au peuple
Pour le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, les biens du domaine public sont « inaliénables, imprescriptibles et insaisissables ». Sous cet angle, le gouvernement affiche sa volonté d’affirmer son autorité sur un patrimoine considéré comme un bien commun.
Le message est sans ambiguïté : l’Etat se mobilise pour restaurer l’ordre, défendre l’intérêt général et « rendre au peuple ce qui est au peuple ». Les autorités assurent que cette démarche ne constitue qu’une première étape d’une stratégie nationale plus vaste, destinée à assainir la gestion du patrimoine public.
Arh.




