Les usagers de la Route nationale n°7 se plaignent de l’état lamentable actuel de l’axe reliant Antananarivo à Toliara.
S’il fallait auparavant au plus 22 heures de route pour relier Antananarivo à Toliara, il faut aujourd’hui au moins 30 heures. Antananarivo–Antsirabe :
8 heures contre 3 heures auparavant, et Antananarivo – Fianarantsoa : 16 heures contre seulement 9 heures auparavant, engendrant ainsi non seulement une hausse de la consommation de carburant, mais également celle du coût d’exploitation pour les transporteurs en commun, qui affirment enregistrer une hausse d’au moins 200 %, notamment sur les frais d’entretien.
« Nous peinons actuellement à joindre les deux bouts car la majorité des pièces de rechange, dont les prix sont à notre portée, ne sont plus fiables. Mais comme nous n’avons plus d’autres activités après plusieurs années de transport en commun, nous nous faisons une raison », a déploré hier un responsable d’une coopérative de la gare du « Fasan’ ny Karana ». Ce dernier souligne également que la situation les oblige parfois à engager deux chauffeurs, conformément à l’arrêté ministériel de 2008, qui stipule que les voitures de la zone nationale doivent être conduites par deux chauffeurs qui se relaient si la durée du trajet dépasse 8 heures, une dépense supplémentaire, notamment pour ceux qui utilisent l’axe Sud-Est.
Les promoteurs du tourisme dans le Grand Sud se plaignent également de cette situation. « Le mauvais état de la RN7 est l’un de nos principaux problèmes, car il faut effectuer le trajet entre Antananarivo et Toliara en deux étapes. C’est exténuant, surtout que les personnes âgées composent la majorité de nos clients, d’autant plus que l’on ne peut pas se fier totalement aux vols intérieurs », selon leurs dires.
Grève des usagers
Sur un autre plan, des usagers de la RN7, notamment des transporteurs en commun, ont entamé une grève hier à Ambatofotsy, au niveau du PK 19, en bloquant la route par des pneus brûlés vers 9 heures, créant des kilomètres d’embouteillages. Leur revendication porte sur les sanctions imposées par les agents de la Direction générale de la sécurité routière (DGSR), en raison de l’état de leurs véhicules, mis à rude épreuve par le mauvais état de la route. Après des négociations entre le directeur général de la DGSR, Nixor Tsitambala, celui de l’Agence des transports terrestres (ATT), Mirambololona Ratovohery, ainsi que les grévistes, tout est rentré dans l’ordre vers 15 heures.
Sera R.




