L’Euro à 5 233,05 ariary : une stabilité relative sous surveillance

Entre septembre et décembre 2025, l’ariary a affiché une évolution contrastée face aux principales devises. La monnaie nationale a surtout bénéficié d’un environnement monétaire plus maîtrisé, même si des fragilités structurelles demeurent. L’ariary a fait preuve de résilience.

Les chiffres révèlent une dynamique différenciée entre l’euro et le dollar, suite aux ajustements économiques internes, tout en prenant en compte des facteurs externes. Face à l’euro, la tendance a été clairement baissière. Le taux de change est passé de 5 173,91 ariary début septembre à 5 119,94 ariary début décembre.
Cette baisse progressive, sans à-coups, traduit une correction graduelle de la devise européenne sur le marché local. Et la faiblesse conjoncturelle de l’euro à l’international a accentué ce mouvement, amplifié à première vue, par une meilleure tenue de l’ariary sur la période.
En revanche, le dollar a évolué dans un couloir étroit, selon le constat des économistes De septembre à décembre, il s’est maintenu autour de 4 470 à 4 485 ariary, signe d’une volatilité limitée. Cette relative stabilité contraste avec les tensions observées sur d’autres marchés émergents et témoigne d’un certain ancrage des anticipations de change.
Le 17 décembre 2025, les cours de référence s’établissaient toutefois à 4 524,77 ariary pour le dollar et 5 233,05 ariary pour l’euro.

Résilience de l’ariary
Plusieurs facteurs convergents expliquent cette résilience de l’ariary. La Banque centrale a poursuivi une politique monétaire prudente, contribuant à contenir les pressions inflationnistes. L’inflation globale, estimée autour de 8,2 % en juin 2025 et l’inflation sous-jacente, à 7,3 %, ont amorcé une nette décrue.
Parallèlement, la demande saisonnière de liquidités locales a soutenu la monnaie nationale. Les entrées nettes de devises issues des exportations, combinées à une stabilisation des importations, ont renforcé la position extérieure du pays.
Cette trajectoire favorable reste néanmoins fragile. La dépendance énergétique, le niveau limité des réserves internationales et l’exposition aux chocs externes constituent des risques persistants. Une appréciation excessive de l’ariary pourrait aussi peser sur la compétitivité.
Pour le premier trimestre 2026, les analystes tablent sur une stabilité précaire, sous la pression du reflux saisonnier des recettes d’exportation et d’un contexte financier international moins porteur.

Arh.

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