La première édition de la Journée nationale de la concurrence s’est tenue au Novotel Alarobia hier. Objectif, promouvoir au mieux la culture de la concurrence à Madagascar et en faire une véritable pierre angulaire d’une économie ouverte et performante, garant du développement.
«Nous avons organisé cet événement sous le patronage du ministère du Commerce et de la consommation, pour attirer l’attention de tous sur le fait qu’il existe des outils pour appuyer le développement économique de notre pays, à travers la concurrence», a déclaré Claude Richard Raharimanantsoa, président du Conseil de la concurrence.
Il a ajouté que cette initiative qui bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement (Bad) et de l’OCDE, vise surtout à soutenir la promotion de la concurrence à Madagascar et créer une communauté de la concurrence dans le pays.
«Nous sollicitons l’appui de tous, les dirigeants, les hommes d’affaires, l’association des protecteurs des consommateurs… pour faire de la concurrence un véritable pilier du développement dans la Grande Ile, car le Conseil de la concurrence à lui tout seul ne peut faire des miracles», a indiqué le président de la concurrence.
Le vice-président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim), Rivo Andriamanalina, a tenu à souligner durant son intervention que la politique de la concurrence ne peut se limiter à une approche réductrice exclusivement centrée sur le prix. Il a ajouté que la concurrence doit être appréhendée dans l’ensemble de la chaîne économique, car certaines pratiques, notamment liées à l’importation massive et à l’informel, fragilisent grandement l’écosystème productif national.
Jean Riana




