« Nous devons redéfinir les visions menant vers la refondation du tourisme à Madagascar, afin d’en faire un vrai pilier de développement », a déclaré la ministre du Tourisme et de l’artisanat, Lily Rafaralahy, à l’occasion de l’Assise nationale du tourisme, hier et ce jour au Le Colisée Ampasanimalo.
La ministre a annoncé que cette assise nationale du tourisme rassemblant les différents acteurs des diverses régions, est déjà un grand pas en avant. Le but étant de récolter leurs idées qui peuvent contribuer au développement du secteur.
« Cette assise nationale n’est en aucun cas une initiative précipitée, mais la suite de récentes concertations régionales dans différentes régions », a-t-elle souligné, tout en ajoutant que le ministère du Tourisme et de l’artisanat aura par la suite des stratégies bien définies à présenter.
« C’est l’occasion d’être à l’écoute des autres pour mettre en place une vision commune. Gestion, concurrence, communication, transports, insécurité et autres multiples sont les sujets qui vont être abordés» a-t-elle noté.
Pour les objectifs à court terme, elle a précisé que le ministère respecte le principe de continuité de l’Etat en procédant à la formalisation des acteurs ainsi qu’à la digitalisation du secteur. Le PCA de l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM), Ionjaniaina Ranaivoarimanana a quant à lui souligné que l’assise répond aux attentes des acteurs, surtout qu’il est essentiel de repenser le modèle touristique du
pays.
Poursuivre la promotion de la destination
Le Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM), Tojo Lytah Razafimahefa a tenu à mettre en exergue le fait que la promotion de la destination doit se poursuivre car c’est le seul moyen de rétablir la confiance du marché international.
« Nous ne pouvons nous permettre d’attendre les bras croisés et miser uniquement sur la beauté de notre pays. C’est à nous de faire le pas et faire la promotion de notre pays », a-t-il affirmé.
En 2020, le secteur contribuait de 6 à 7% du PIB et en 2024, avec une progression située entre 14,9 à 15%.
Jean Riana




