Le cas de Madagascar a été discuté, lors du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) mercredi. Dans un communiqué de presse publié à l’issue de la réunion, cette organisation régionale a insisté sur plusieurs points dont le retour pacifique des exilés politiques.
En cette période de transition, la Sadc réaffirmé son engagement à accompagner Madagascar dans un processus politique pacifique par le biais d’un dialogue national inclusif, garant de la stabilité et de la démocratie dans la Grande île. Dans ce sens, la Sadc prône le renforcement de la gouvernance démocratique et le respect de l’Etat de droit.
Pour la Sadc, aucun acteur ne doit être mis à l’écart y compris ceux chassés du pouvoir. C’est pourquoi, elle encourage le retour pacifique des exilés politiques, notamment les opposants au régime de la transition contraints de vivre en exil, par peur de vengeance politique.
Autre point important soulevé par la Sadc, l’organisation de nouvelles élections inclusives, une étape cruciale vers la réconciliation nationale. Et pour accompagner ce processus, un panel des Sages sera dépêché à Madagascar à partir de mars 2026, pour mener une mission de médiation et soutenir les efforts de dialogue, sous la férule de l’ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda. Il veille à ce que toutes les parties prenantes sans exception, auront voix au chapitre, lors de la concertation nationale
Par ailleurs, la SADC exhorte les autorités actuellement en place à élaborer et publier une feuille de route claire définissant les modalités de sortie de la transition et le cadre du dialogue national. Ce document devra être rendu public au plus tard le 28 février 2026. L’organisation régionale exige également un suivi régulier de cette feuille de route, avec des mises à jour prévues en mai, août et novembre 2026, afin d’évaluer les progrès réalisés et d’ajuster les actions si nécessaire.
La Sadc rappelle en outre l’importance du respect des normes et engagements internationaux, en particulier ceux de l’organisation elle-même, relatifs aux changements institutionnels et aux réformes électorales. Une attention particulière est portée sur la législation électorale, considérée comme un élément central de la crédibilité du processus démocratique.
Cette organisation régionale suit de près l’évolution de la situation à Madagascar, tout en misant sur la solution malgacho-malgache pour résoudre les crises politiques récurrentes dans le pays, synonyme d’une réelle refondation de la République.
N.A




