Avec plus de 5.600 km de côtes et doté d’une biodiversité marine exceptionnelle et des mangroves parmi les plus vastes d’Afrique, Madagascar place l’économie bleue au cœur de sa stratégie de développement. L’enjeu consiste ainsi à transformer le capital marin en croissance durable, créatrice d’emplois et bénéfique aux communautés locales.
Cette ambition a été au centre du «Forum national des investissements pour l’économie bleue», tenu au Novotel Antananarivo les 18 et 19 décembre, sous la houlette du ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB), en partenariat avec le WWF. Acteurs publics et privés, investisseurs et experts ont été réunis autour d’un objectif commun : accélérer la mise en œuvre d’une économie bleue durable et inclusive.
Dans son discours d’ouverture, la Country Manager du WWF Madagascar, Nanie Ratsifandrihamanana, a rappelé le lien vital entre l’île et l’océan, « Madagascar n’est pas seulement une île, c’est une nation maritime. Avec plus de 5.000 km de côtes et une Zone Economique Exclusive de 1,2 million de km², notre destin est intrinsèquement lié à l’océan. ».
Plus de 3 % du PIB
Nanie Ratsifandrihamanana a mis en avant le poids économique du secteur. « La pêche et l’aquaculture représentent plus de 3 % du PIB et assurent le revenu direct de plus de 100.000 pêcheurs. Le tourisme dépendant de nos littoraux, contribue à près de 13 % du PIB ». Pour WWF, la trajectoire est sans équivoque : « L’économie bleue ne peut être qu’une économie bleue durable ».
Le message du ministre Jaco Chan Kit Waye a renforcé cette vision. « Madagascar est un joyau posé sur l’océan Indien, avec une biodiversité marine unique et 80 % d’espèces endémiques ». Le ministre a rappelé les outils structurants déjà en place à savoir, «La Stratégie Nationale de l’Economie Bleue est notre boussole. Le Plan National d’Investissement est la feuille de route pour investir en confiance».
Pêche durable, aquaculture, tourisme bleu, logistique portuaire, énergies propres et biotechnologies marines figurent parmi les filières prioritaires. Le Forum se veut un point de départ opérationnel. « C’est une invitation à oser, à investir et à bâtir des partenariats gagnants, au service de nos jeunes et de nos territoires », a conclu le ministre.
Arh.




