Fenoarivo: déclaration polémique de Gascar Fenosoa

La déclaration menaçante du ministre de la Communication et de la culture, Gascar Fenosoa contre certains députés « qui sont encore de connivence avec l ‘ Orange », samedi, lors de la cérémonie d’inauguration d’une route pavée à Fenoarivo, a suscité l’indignation, notamment du côté de l’opposition.

Où le ministre de la Communication et de la culture, veut vraiment en venir ? A part les députés de l’Irmar qui ont tourné leur veste tout en réclamant le statut indépendant, nombreux élus restent encore fidèles à Andry Rajoelina regroupant au sein de l’opposition parlementaire. Mais Gascar Fenosoa a affirmé avec fermeté que des mesures seraient prises contre eux, sans donner plus de détails.

Liberté d’expression bafouée
Sans attendre, les réactions ont été vives sur les réseaux sociaux. Pour les fidèles partisans de l’ancien régime, empêcher les députés « Orange » à côtoyer leur parti d’origine, porte atteinte à la démocratie et à la constitution. Le Gouvernement n’a pas le droit de s’immiscer dans les affaires internes de l’Assemblée nationale, encore du parti de l’ancien président Andry Rajoelina, selon les avis émis par les observateurs.
Liberté et liberté d’expression sont indissociables. Mais le fait de vouloir museler les députés opposants à la République de la Refondation, menace l’indépendance du parlementaire.
Selon les commentaires, le pluralisme et le dialogue politique, piliers de la démocratie, sont bafoués. L’op­position parlementaire est un devoir démocratique et que cette menace ouvre la voie à un régime dictatorial.

Lutte contre le nomadisme politique 
Cependant, certains avancent que les mesures annoncées par le ministre, sont une réponse au nomadisme et à transhumance politique pour diverses raisons, déjà évoquées par la Haute cour le constitutionnel dans ses décisions relatives à la demande des députés sans parti, de pouvoir former un groupe parlementaire indépendant.
« Que sont considérés comme politiquement malhonnêtes les Députés faisant montre d’ingratitude qui sont candidats et élus au nom d’un parti politique ou groupe de partis politiques qui, durant leur mandat, les quittent pour adhérer à d’autres partis ou groupe au sein de l’Assemblée Nationale », a souligné les Juges constitutionnels.
Dans la foulée, le ministre a aussi fait savoir que des poursuites seraient engagées contre les faux comptes utilisés par les membres de ce parti politique.
« Ne nous laissons pas distraire par les rumeurs propagées sur Facebook », a-t-il déclaré. Il a appelé à défendre la vérité et a souligné que « dissimuler la vérité est inacceptable ».

Rova M

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