Psychologie: une science méconnue de la majorité des Malgaches

La psychologie reste une science de la santé mentale encore méconnue de la majorité des Malgaches même s’il y a une forte demande au psychologue surtout en milieu hospitalier et éducatif.

«Non seulement notre effectif reste faible, mais également la psychologie n’a été dé­veloppé à Madagascar que depuis quelques années», a expliqué la présidente de l’Ordre des psychologues de Madagascar (ONPM), Miora Samuel Ramialisoa, en mar­ge de la tenue du congrès de l’ordre, vendredi au Motel Anosy.
« Nous ne sommes qu’une soixantaine de psychologues repartis à Antananarivo, Toa­masina et Antsirabe jusqu’ici », a-t-elle ajouté.
Et ce contexte a mené l’ordre à tenir son 6e congrès sur le thème « Psychologie et trauma, intervenir, soutenir, reconstruire », sous tutelle du ministère de la Santé publi­que et en collaboration avec l’ONG Humanité & Inclu­sion (HI) ainsi que d’autres partenaires. L’objectif est de vulgariser cette science de la santé mentale, mais également partager et échanger des expériences.
A cette occasion, les psy­chologues, Stéphanie Rakotoarisoa, Kiady Ra­naivoson, Aina Razakan­drainy, ont abordé la thématique, « Quand tout s’écroule, il faut rebâtir à la fois maison et les personnes », tandis que Hoby Andriamiharimanana, Meva Ratsifandrihamanana et Hery Miadana Andria­noelison, ont parlé de la « Prise en charge de l’Etat post-traumatique à Madagascar ».
Parmi les sujets débattus, les premiers secours psychologiques durant la crise de la Covid 19, soulignant l’importance centrale de la santé mentale dans un contexte de crise sanitaire, l’intervention inclusive afin de ne laisser personne de côté, les prises en charges psychologiques offertes lors d’un traumatisme collectif, comme c’était le cas dans l’affaire d’empoisonnement d’Ambohima­laza.
La prise en charge psy­cho­logique des troubles de stress post-traumatique (TSPT) par différentes thérapies, a également été discutée. A ce sujet,  l’EMDR est une thérapie in­novante et efficace pour traiter le trauma, même lorsque les mots ne suffisent pas ainsi que le « Brainspotting », une approche basée sur les neurosciences.

Sera R.

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