La Banque mondiale a dévoilé son rapport sur le « Business Ready (B-Ready) », nouveau baromètre du climat des affaires, comme un outil opérationnel pour guider les réformes et renforcer l’attractivité des investissements, appelé à remplacer le Doing Business. Et pour Madagascar, le diagnostic est nuancé.
Madagascar figure parmi les pays pilotes de cette deuxième édition, qui évalue 101 économies et ambitionne d’en couvrir plus de 160 dès 2026. Le rapport souligne un cadre réglementaire relativement solide, avec une note de 57.28, supérieure au seuil médian, «traduisant la capacité du pays à structurer ses règles administratives et son cadre légal », selon la Banque mondiale.
L’institution met en avant « les efforts de modernisation législative » et « l’application progressive de la loi sur les investissements », qui contribuent à améliorer la prévisibilité économique.
Mais ces avancées se heurtent à certaines faiblesses. La qualité des services publics obtient une note de 31.64, tandis que l’efficacité opérationnelle est notée 52.29. Le rapport constate que « même lorsque les cadres réglementaires et les services existent, leur mise en œuvre reste entravée par des procédures lourdes et une application partielle des règles sur le terrain ». Cette situation freine la compétitivité des entreprises et limite leur capacité à croître.
Des recommandations
Face à ces constats, le B-Ready formule plusieurs recommandations. Il appelle Madagascar à « renforcer la qualité des services publics, améliorer les infrastructures et les administrations utilisées par les entreprises, simplifier et optimiser les procédures opérationnelles ». La Banque mondiale insiste aussi sur la nécessité de
« garantir l’application concrète des textes légaux », condition essentielle pour restaurer la confiance des investisseurs.
Contrairement au Doing Business, le B-Ready ne propose pas de classement global. Il se veut un instrument stratégique d’aide à la décision. « Cet outil permet de prioriser les réformes à fort impact et de fixer des objectifs clairs », souligne le rapport. Pour Madagascar, l’enjeu dépasse la seule amélioration des indicateurs. Il s’agit de transformer le climat des affaires en véritable levier de développement économique et de croissance inclusive, capable de créer des emplois durables et d’attirer des investissements de qualité.
Arh.




