Après près de cinq années de suspension, le processus d’intégration des agents non encadrés de l’Etat, est officiellement relancé. Au total, 65.279 agents sont concernés.
Le dossier longtemps en suspens des Employés fonctionnaires assimilés (EFA) et Employés de longue durée (ELD) connaît enfin une avancée majeure. Le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique (MTEFOP), en collaboration avec le ministère de l’Economie et des finances (MEF), a annoncé la reprise officielle du processus d’intégration dans la Fonction publique, interrompu depuis février 2020.
Dans une communication officielle publiée hier, la ministre du MTEFOP, Florent Soatiana Bety Léonne, a confirmél’application de la note de conseil n°840/2025-PMISGG/SC du 10 décembre 2025, qui autorise la reprise de cette intégration dans le strict respect des textes en vigueur.
Une intégration encadrée par la loi
Conformément à l’article 23 de la loi n°94-025 du 17 décembre 1994, l’intégration est réservée aux agents ayant servi effectivement et de manière continue pendant au moins six ans au sein de l’administration publique.
Au total, 65.279 agents sont concernés par cette mesure, appelée à renforcer les effectifs de l’administration sans pour autant alourdir la masse salariale de l’Etat. Une précision importante soulignée par le secrétaire général du MEF, Iouri Garisse Razafindrakoto, qui a rassuré sur l’impact budgétaire maîtrisé de l’opération.
Méritocratie et besoins réels de l’administration
Au-delà du nombre, le gouvernement insiste sur la qualité du processus. L’intégration répondra prioritairement aux besoins réels des ministères et institutions, avec un redéploiement rationnel des effectifs. L’objectif est clair : aligner les postes avec les compétences, les diplômes et les qualifications professionnelles des agents.
Parmi les critères à prendre en compte, la méritocratie, l’assiduité et la redevabilité, afin de valoriser les profils compétents et irréprochables dans l’exercice de leurs fonctions. Les agents retenus seront intégrés dans des corps adaptés à leur niveau de formation ou à leur expérience professionnelle.
Autre innovation majeure : le traitement des dossiers se fera via le module Intégration de l’application Augure 2, déjà opérationnel. Ce choix vise à garantir plus de transparence, d’efficacité et de traçabilité dans la gestion des demandes, tout en limitant les risques de favoritisme ou d’opacité. Le dépôt des dossiers est ouvert depuis hier.
Recueillis par Fahranarison




