Relance agricole: l’Etat réhabilite les infrastructures et distribue des intrants

Face aux défis structurels et climatiques qui fragilisent l’agriculture malgache, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) renforce ses interventions dans les principaux secteurs de la production. Des milliers d’hectares de périmètres ont été irrigués, des infrastructures rurales réhabilitées et des tonnes d’intrants agricoles distribués.

Dans un pays où près de 80 % de la population active dépend de l’agriculture, l’accès à l’eau reste primordial. Pour le mois de novembre et décembre, le Minae annonce avoir remis en état 11 barrages hydroagricoles et rendu fonctionnels 5.500 hectares de périmètres irrigués. Ces réalisations ont permis de protéger les cultures et d’améliorer les rendements. A cela s’ajoute la réhabilitation de 168 kilomètres de canaux d’irrigation.
Les infrastructures de soutien à la production ne sont pas en reste. 15 km de pistes rurales ont été réhabilités afin de désenclaver les zones agricoles et faciliter l’acheminement des intrants et des produits. Parallè­lement, 610 hectares ont été labourés sur des terres de culture disponibles, selon les données du Minae.
La relance passe également par un appui massif en intrants. Plus de 348 tonnes de semences certifiées et 355 tonnes d’engrais ont été distribuées aux producteurs. A cela s’ajoute la dotation de 6.690 matériels agricoles, visant à moderniser les pratiques culturales et à réduire la pénibilité du travail aux champs. Au total, 96.655 exploitants agricoles ont bénéficié de ces appuis, toutes catégories confondues.

Investissements
Pour le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, José Nirina Rasatarimanana, ces actions s’inscrivent dans une logique de rentabilité. «Soutenir les producteurs au bon moment est une condition essentielle pour relancer durablement la production agricole», affirme-t-il. Il a également souligné que l’investissement dans l’irrigation et les intrants restent prioritaires pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.
Le ministère assure également qu’il est nécessaire de combiner infrastructures physiques et accompagnement humain. Plus de 3.000 paysans formateurs et relais ont été mobilisés pour renforcer les capacités locales et assurer la diffusion des bonnes pratiques agricoles.
A travers ces actions ciblées, les autorités entendent poser les bases d’un secteur agricole plus résilient, productif et structuré. «Des producteurs prospères pour une nation bien nourrie», selon le ministre.

Arh.

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