Vanille de Madagascar: le prix du kilo atteint 2.000 euros sur le marché international

Selon le Journal TF1info, la vanille de Madagascar demeure l’une des épices les plus recherchées au monde dont le prix peut s’envoler.

A l’heure actuelle, le prix du kilo de vanille de Madagascar at­teint jusqu’à 2.000 euros le kilo. Si le prix atteint des sommets à l’international, il reste assez dérisoire en quittant son lieu de production : 60 euros le kilo, soit à peine 3% de son prix sur le marché international.

A noter que la Grande île demeure le premier producteur mondial de cette épice, assurant près de 80% de l’offre mondiale. Les exportations malgaches de vanille ont atteint un record historique en 2024, atteignant les 4.300 tonnes. Constatant le potentiel économique de la filière, le gouvernement de la refondation de Madagas­car a d’ores et déjà enclenché un véritable redressement de la chaîne de valeur en incluant tous les acteurs.
L’objectif étant de pouvoir surpasser la crise profonde qui pèse sur la filière marquée par une surproduction, une chute des prix… A cela s’ajoute le manque de transparence dans la gestion des mécanismes, sans oub­lier les spéculations en tout genre. Effectivement, à la dif­férence du café et du cacao, la vanille peut se conserver longtemps. Selon le rapport de la Banque centrale de Madagascar 2025, la baisse des prix a affecté la valeur totale des exportations, passant de 213 millions de dollars à 112,8 millions de dollars.
Il est à spécifier que le processus de production est des plus laborieux. Le journal TF1info a d’ailleurs mis en exergue le fait que la production de vanille à Mada­gascar est essentiellement artisanale, où il faut attendre 9 mois avant d’obtenir les gousses vertes récoltées sur l’île. Pourtant, ce processus aussi pénible soit-il, n’est pas pris en compte dans la vente du produit.

En fait, il fut un temps où le prix du kilo de vanille verte a atteint les 2.500 ariary, soit à peu près le prix d’un kilo de haricot vert. Une situation loin d’être avantageuse en tout cas pour les producteurs, lesquels finiraient à la longue par tourner le dos à cette épice. Ac­tuellement, le Gouverne­ment de la refondation de la République ne lésine pas sur les efforts dans la réforme de la filière qui fait vivre plus de 200.000 familles.

Jean Riana

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