Affaire Soavinandriana: le commerçant donne sa version des faits

« Le 29 décembre vers 21h, un militaire est venu chez moi pour me remettre une convocation le lendemain au bureau des Doléances. Il a quitté l’endroit pour y revenir quelques instants après avec un officier supérieur et d’autres militaires », a raconté le commerçant près du Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa), hier sur place. Selon ses dires, il ne savait rien sur le motif de cette agression. Les militaires l’ont tabassé sans crier gare tout en brandissant leurs armes à feu. Il a dû se refugier pour préserver sa vie. Ses visiteurs n’en restaient pas là mais ont saccagé le commerce avant de s’en aller.
« C’était la deuxième fois que cet officier supérieur de l’Armée est venu m’agresser. Il n’a jamais commis ces actes qu’en étant sous l’emprise de l’alcool », a-t-il regretté. Il disait alors faire confiance à la Justice malgré les menaces proférées par son vis-à-vis. « Ma famille vit dans la terreur actuellement. Nous avons tenu ce commerce depuis 25 ans. Cet endroit était calme avant que ce militaire ne vienne nous perturber », a-t-il indiqué.
Pour l’instant, l’officier en question ne s’est pas encore exprimé sur cet incident de la soirée du 29 dé­cembre. Pour autant, durant son exil à l’extérieur, il avait indiqué que ce commerçant vendrait de l’alcool et de la drogue. Le feu beau-frère du concerné, alors policier, aurait également châtié la mère de ce colonel, ce qui aurait provoqué sa mort. La balle est alors dans le camp de la Justice car le commerçant a déjà porté plainte contre son agresseur.

LR

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