Après une période prolongée de blocage administratif, le Fonds de l’Elevage (FEL) amorce une phase de redressement marquée par l’apurement des dettes et la régularisation des arriérés de salaires de ses employés. Cet établissement public à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (Minae), intervient notamment dans l’amélioration de la production des filières animales et dans la promotion de la commercialisation des produits d’origine animale. Selon le directeur général par intérim, Alain Harivony Ratiambolomoniaina, « le Fonds est principalement financé par des redevances perçues lors des exportations et importations des produits d’élevage ». Il précise que ces produits concernent « les animaux vivants, les produits transformés, l’alimentation animale, les intrants ainsi que les produits phytosanitaires ».
A ces ressources s’ajoutent d’autres sources de financement. « Les recettes du FEL proviennent également de la location-gérance du patrimoine de la direction de l’Elevage, des droits perçus sur le transport des animaux vivants et du renouvellement des autorisations d’exploitation des industries agroalimentaires », souligne le responsable.
Dettes
Malgré ces mécanismes de financement, le FEL a traversé une période critique. Pendant 18 mois, l’établissement a fonctionné sans directeur général, alors que ce dernier est le seul habilité à signer les actes administratifs. Cette vacance a lourdement impacté la gestion financière et a conduit à une accumulation de dettes. Depuis la nomination de la nouvelle direction par intérim, des mesures urgentes ont été engagées.
« Nous avons procédé à l’apurement des dettes contractées auprès des fournisseurs, tout en régularisant les arriérés de salaires des employés et les factures impayées de la Jirama », affirme Alain Harivony Ratiambolomoniaina. Il ajoute que « les collaborateurs ont pu percevoir leurs salaires du mois de décembre et les charges sociales ont été intégralement payées ».
Arh.




