Une vive controverse secoue l’opinion publique depuis les récentes déclarations de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, jugées sensibles tant sur le plan politique que religieux. A l’origine de la polémique, une prise de position du vice-président de l’Assemblée nationale (VPAN), Philobert Milavonjy, qui a publiquement interpellé la ministre.
Dans sa déclaration, le VPAN a appelé à une séparation claire entre les affaires politiques et les affaires religieuses, estimant que ces deux domaines ne doivent pas être confondus. Il a notamment rappelé que nul responsable politique ne saurait se placer en position de défi vis-à-vis de Jésus-Christ, soulignant la fragilité de la condition humaine face aux réalités spirituelles.
Face à la multiplication des réactions, la ministre de la Justice a réagi en publiant une mise au point sur sa page personnelle. Elle affirme être chrétienne et rejette toute interprétation laissant entendre qu’elle aurait voulu défier Jésus-Christ. Selon ses explications, ses propos visaient exclusivement à rappeler le principe de non-ingérence dans le traitement de certains dossiers judiciaires qualifiés de sensibles.
La ministre a notamment insisté sur le fait qu’aucune intervention, quelle qu’en soit l’origine ou l’auteur, ne sera acceptée concernant les dossiers impliquant d’anciens dirigeants ainsi que ceux de détenus appelés à être réincarcérés. Une position qu’elle présente comme une volonté de garantir l’indépendance de la justice et le respect strict de l’Etat de droit.
N.A




