Madagascar s’engage dans la production locale de stations météorologiques automatiques, conçues et fabriquées par des ingénieurs malgaches.
Un premier prototype de station météorologique automatique « made in Madagascar » est actuellement en phase de test. Une expérimentation a été menée avec succès le 29 décembre 2025. Elle valide la capacité nationale à concevoir des équipements fiables, adaptés aux réalités locales et répondant aux normes opérationnelles.
L’initiative est portée par Météo Madagascar et soutenue par le ministère des Transports et de la météorologie (MTM), dans un contexte de modernisation et de démocratisation de l’accès à l’information climatique. Pour le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, l’enjeu dépasse la performance technologique.
« Il est indispensable de rendre l’information météorologique plus accessible, plus fiable et mieux adaptée aux besoins réels des citoyens, des opérateurs économiques et des institutions publiques », souligne-t-il.
Jusqu’ici, Madagascar dépendait largement de stations importées, souvent coûteuses et complexes à entretenir.
« Leur coût d’acquisition est très élevé et leur maintenance dépend fortement de pièces importées », rappelle le ministère. A cela s’ajoutent des contraintes d’accès aux données, parfois hébergées à l’étranger, limitant la consultation en temps réel.
Production locale
La production locale change la donne. Elle permet de réduire significativement les coûts d’installation, de simplifier la maintenance et de garantir une réactivité accrue. « Les pièces de rechange pourront être produites et remplacées localement », précise le MTM. Les équipements pourront également être adaptés sur mesure aux besoins des différents secteurs, de l’aviation à l’agriculture.
Autre avancée notable : l’accessibilité des données. Les informations issues des stations seront consultables via téléphone mobile, facilitant une diffusion large et équitable. « L’objectif est de rapprocher les services météorologiques des usagers », insiste le ministre.
Cette initiative valorise aussi les compétences nationales. « Elle offre des opportunités concrètes de formation et de renforcement de capacités pour les étudiants et les jeunes chercheurs », expose Juste Crescent Raharisone.
Arh.




