L’assainissement du paysage médiatique est désormais intégré dans le contrat-programme de l’Etat. Depuis 2021, aucune statistique n’a été établie sur le nombre de médias audiovisuels, alors que la plupart d’entre eux opèrent illégalement, soulignant également l’importance de réaliser un état des lieux. Parmi les décisions prises lors de la réunion entre le ministère de la Communication et les acteurs du secteur, hier à Anosy.
Des médias audiovisuels opérant sans autorisation pullulent ces dernières années à Madagascar. Dans l’optique de régulariser ce secteur, les autorités annoncent des mesures d’incitation pour qu’ils passent du secteur informel au formel, s’inscrivant dans un cadre légal en vigueur. Les propriétaires de radios et de télévisions sont ainsi invités à se rapprocher du ministère de tutelle, qui leur indiquera les démarches à suivre.
Un comité conjoint regroupant le ministère de la Communication et de la Culture et les propriétaires de médias, a été mis en place pour assainir et moderniser l’environnement audiovisuel. Il est chargé de la décision d’octroyer ou non les licences d’exploitation requises.
Communication médiatisée
Par ailleurs, des clarifications ont été apportées concernant l’article 20 du Code de la communication médiatisée. Les autorités déplorent des erreurs d’interprétation commises par des officiers de police judiciaire, qui continuent d’appliquer des peines d’emprisonnement allant de cinq mois à dix ans, à l’encontre des journalistes. Or, la nouvelle version de l’article 20 supprime toute peine de prison et prévoit uniquement des amendes comprises entre 2 et 100 millions d’ariary. A ne pas confondre, les délits de presse et les infractions de droits commun.
A ce sujet, les acteurs du secteur ont donné leur avis sur les amendements proposés. Ces réformes visent notamment à redéfinir le statut des journalistes, des influenceurs et des lanceurs d’alerte.
Dans la même foulée, le déploiement de la Télévision numérique terrestre (TNT) figure également parmi les priorités, afin d’élargir l’accès au paysage audiovisuel et d’améliorer la qualité de l’image et du son. Un appel d’offres sera publié prochainement, accompagné d’un calendrier précis.
N.A




