Deux mois après leur nomination, certains membres du gouvernement Rajaonarivelo, vont se rendre compte qu’ils sont assis sur des sièges éjectables. L’heure du remaniement approche. Des têtes vont tomber.
Dans son discours du Nouvel An, le président de la Refondation a annoncé qu’un remaniement aura lieu prochainement. A ce sujet, « Chaque ministre a reçu une lettre de mission et une feuille de route », a indiqué le Premier ministre, lors de sa récente intervention télévisée.
C’est dire que l’évaluation du contrat d’objectifs de chaque ministre, qui a commencé avant le mois de janvier, devrait prendre moins de temps, pour permettre au président de la Refondation, Michaël Randrianirina et le Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo, de revoir la composition des membres de l’Exécutif.
Aux yeux des observateurs, 60 jours ne sont pas suffisants pour évaluer les membres du gouvernement. Toutefois, certains se démarquent pour leur efficacité. C’est le cas de Ny Ando Jurice Ralitera, ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, qui a réussi à soulager la population face aux coupures d’eau et d’électricité. Au centre des débats politico-judiciaires, la ministre de la Justice semble également avoir une longueur d’avance sur ses collègues, grâce à sa visibilité, même si elle ne fait pas forcement l’unanimité.
Visibilité
Très actif, le ministre de l’Economie et des Finances, Aimé Herinjatovo Ramiarison figure aussi parmi les chevilles ouvrières du gouvernement avec la présentation de la Loi de Finances Initiale (PLFI) 2026. De leur côté, les poids lourds du gouvernement, comme Lylison-René de Roland, ministre de l’Aménagement du Territoire, et Christine Razanamahasoa, ministre des Affaires étrangères, seraient indéboulonnables.
Dans l’ombre
En revanche, beaucoup s’interrogent sur les compétences de certains ministres, à diriger comme il faut leur département et à atteindre les objectifs fixés. Il faut toutefois reconnaître que certains départements sont moins médiatisés, ce qui constitue un handicap alors que le Premier ministre a déjà encouragé tous les ministres à présenter leur bilan sur les chaînes nationales. « Par principe de redevabilité, la population a le droit de savoir où en sont les ministres dans leur mission »,
a-t-il indiqué. Et quelques-uns qui enchainent les controverses, n’ont pas la cote auprès de l’opinion.
En outre, les ministres ayant déjà nommé leur équipe ministérielle, ont de grandes chances de conserver leur poste en cas de remaniement. Il est en effet peu probable qu’un ministre ayant récemment constitué son staff soit remercié. C’est le cas de la plupart des ministères de souveraineté nationale comme ceux des Affaires étrangères, de l’Economie et des finances, de l’Education nationale. Quoi qu’il en soit, le dernier mot appartient au président Michaël Randrianirina et au Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo.
T. Rasam




