Affaire Marie Michelle Sahondrarimalala: les femmes d’Anosizato Est dénoncent une détention injustifiée

Les femmes d’Anosizato Est dénoncent ce qu’elles qualifient de détention injustifiée de la députée Marie Michelle Sahondrarimalala, maintenue en garde à vue depuis huit jours dans le cadre d’une enquête menée par la police économique.

Dans une déclaration rendue publique, elles soulignent qu’ aucune preuve n’a été établie à l’encontre de l’élue à l’issue des investigations, avançant pour étayer leurs dires, que les perquisitions effectuées à son domicile ainsi que l’examen de ses comptes bancaires n’auraient révélé aucun élément compromettant.
Les signataires estiment que la poursuite de la détention, en l’absence de charges formelles, constitue une atteinte aux droits fondamentaux. Elles se disent d’autant plus préoccupées par l’éventualité d’un transfert de la députée vers la brigade criminelle, une mesure qu’elles jugent disproportionnée au regard des faits reprochés.
La déclaration rappelle également que Marie Mi­chelle Sahondrarimalala est magistrate de premier gra­de. A ce titre, les femmes d’Anosizato Est indiquent que sa détention aurait dû être soumise à l’autorisation préalable du Procureur Gé­néral près la Cour Suprême (PGCS), autorisation qui n’aurait pas été accordée.
Au-delà du cadre judiciaire, elles évoquent les conséquences humaines de cette situation, tout en soulignant que la députée est mère de famille et que son maintien en détention en­traîne des souffrances pour ses proches.
Enfin, les femmes d’Anosizato Est s’interrogent sur le respect des libertés politiques à Madagascar et dénoncent une forme de répression. Elles appellent ainsi à la cessation des pratiques qu’elles estiment contraires à l’Etat de droit, rappelant que l’expression d’opinions divergentes ne saurait justifier une privation de liberté.

N.A.

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