Journée des Officiers: le rôle central des armées réaffirmé

La Journée des Officiers, une tradition dédiée au rappel des valeurs militaires et à la cohésion du corps des officiers, a été célébrée hier. Cette année, elle se déroule dans un contexte politique particulier, marqué par le début de la Refondation de la République et l’engagement de l’institution militaire dans la conduite des affaires de l’Etat.
La cérémonie s’est tenue au palais présidentiel d’Iavo­loha, sous le commandement du plus jeune officier, conformément à la tradition, le sous-lieutenant Fandresena Rivo­nirinarijaona. Le président de la Refondation, le colonel Michaël Randriani­rina, accompagné des quatre hauts conseillers, y a pris part.
Le ministre des Forces armées, le général de division Maminirina Ely Razafitombo, le ministre de la Sécurité publique, l’inspecteur général de police Erick Michel Wouli Soumah Idrissa, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, le général de division Pikulas Démosthène, chef d’Etat-major général des armées, et le général de brigade Mbina Nonos Mamelison, commandant de la Gendarmerie nationale, ont également été présents à Iavoloha.

Engagement politique
La célébration de cette journée a été l’occasion pour le président de la Refondation de réaffirmer la mission des officiers dans la gouvernance actuelle du pays. « Ce sont désormais les officiers qui dirigent la nation », a déclaré le colonel Michaël Randrianirina dans son discours. Il a également présenté les Forces armées comme « l’espoir du peuple » dans un pays en pleine refondation.
Des propos qui traduisent une volonté de légitimer l’engagement politique de l’armée dans un contexte national particulièrement difficile. Le président a appelé à l’unité et à la solidarité des officiers pour assurer la reconstruction et le redressement national, estimant que les Forces armées ont « sauvé le pays ».
La Journée des Officiers, traditionnellement consacrée au rappel des valeurs de discipline, d’honneur et de devoir, prend ainsi une dimension politique particulière avec le corps des officiers qui se présente non seulement comme un pilier de la sécurité nationale, mais également comme un acteur majeur de la direction politique du pays.

T. Rasam

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