Fonction publique: l’Etat passe au peigne fin ses effectifs dès ce jour

L’Etat enclenche une vaste opération de recensement physique de ses agents. A partir de ce jour, l’ensemble des ministères, institutions et organismes rattachés, aussi bien au niveau central que régional, seront concernés par une démarche inédite visant à connaître l’effectif réel de la fonction publique et à renforcer la bonne gouvernance des ressources humaines.

Selon une note officielle de la Direction générale de la Fonction publique (DGFP), cette opération s’inscrit dans le prolongement de la mise à jour des bases de données des agents de l’Etat menée par les Directions des ressources humaines (DRH). L’objectif consiste à disposer de chiffres fiables, précis et actualisés, afin d’améliorer la gestion administrative et salariale des agents publics.

Un recensement strictement individuel et sur site

Le recensement se fera physiquement, agent par agent, directement dans le bureau de travail de chaque fonctionnaire. Cette exigence vise à garantir la transparence et à éviter toute anomalie. Les autorités préviennent dans ce sens que toute ab­sence devra être dûment motivée et justifiée.
L’opération sera conduite par les équipes de la DGFP, en étroite collaboration avec les DRH ou Ser­vices des ressources humaines des ministères et institutions concernés. En région, la mission sera assurée par les Direc­tions régionales du Travail, de l’emploi et de la Fonction publique.
Exception notable, les agents du ministère de l’Edu­cation nationale (Men) et du ministère de la Santé publi­que ne sont pas concernés par ce recensement. Ils ont déjà fait l’objet d’un enrôlement biométrique ré­cent, considéré comme équivalent à cette opération de vérification physique.
A travers ce recensement, l’Etat affiche sa volonté de renforcer la transparence, de lutter contre les irrégularités et d’optimiser la gestion de la fonction publique. Une étape clé, selon les respon­sables, pour moderniser l’administration et mieux orienter les politiques publi­ques en matière de ressources humaines. L’opération, at­ten­due de longue date, pourrait ainsi marquer un tournant décisif dans la ré­forme de la fonction publi­que malgache.

Fahranarison

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