Selon le dernier point de situation publié hier par le ministère de la Santé publique, 250 cas d’éruptions cutanées ont été notifiés sur l’ensemble du territoire national entre le 17 décembre 2025 et le 13 janvier 2026. Parmi eux, 28 cas ont été formellement confirmés, dont 4 à Antananarivo tandis que 222 restent classés comme suspects.
Malgré ces chiffres inquiétants, les autorités sanitaires se veulent rassurantes. Aucun décès, confirmé ou suspect, n’a été enregistré depuis le début de la surveillance épidémiologique.
Pour la seule journée du 13 janvier, quatre nouveaux cas ont été confirmés, dont trois à Antananarivo et un à Antsirabe. Avec ces nouveaux cas, le nombre total de cas confirmés à Madagascar atteint 28.
La dynamique de l’épidémie reste sous étroite observation. Pour la même journée, 26 nouveaux cas ont été recensés par les services de santé. Aucun n’a encore été confirmé à ce stade, et
22 sont considérés comme suspects. Les autorités précisent qu’il s’agit majoritairement d’anciens cas intégrés dans le système de suivi épidémiologique.
En matière de protocole d’investigations, 76 tests ont été réalisés depuis le lancement de la surveillance. La ville de Mahajanga concentre une part importante des prélèvements, avec 26 tests effectués, contre 50 pour l’ensemble des autres régions. Le taux de positivité s’élève ainsi à 36,8%, soit 28 résultats positifs sur 76 analyses. Pour la journée du 13 janvier, 36 prélèvements supplémentaires ont été effectués, principalement à Mahajanga, mais aussi à Maintirano, Faratsiho, Mampikony et Maevatanàna, traduisant une intensification de la surveillance dans plusieurs zones du pays.
Renforcement de la surveillance au sein des aéroports
Face au risque de propagation, les autorités sanitaires misent également sur la prévention aux points d’entrée et de sortie du territoire. Une réunion de concertation s’est récemment tenue à l’aéroport international d’Ivato, réunissant le ministère de la Santé publique et les différents services opérant au sein de la plateforme aéroportuaire. L’initiative vise à renforcer et actualiser les dispositifs de contrôle sanitaire dans ces zones jugées sensibles.
Les échanges ont porté sur le durcissement des mesures de surveillance, l’amélioration de la coordination entre les acteurs concernés et le renforcement de la coopération intersectorielle afin de mieux protéger la population.
Fahranarison




