Les autorités ont officiellement lancé la deuxième phase des consultations nationales sur la liberté d’expression, hier à Anosy, avec la participation active des acteurs du secteur de la communication et du numérique. Cette étape fait suite à une première phase lancée au mois de novembre 2025.
Ces consultations s’inscrivent dans le cadre de l’examen du projet de loi encadrant la communication, actuellement soumis à l’Assemblée nationale et en attente d’adoption en séance plénière. Pour mener ces consultations à l’échelle nationale qui s’articule autour de trois axes, un comité ad hoc a été mis en place.
Le premier axe vise à clarifier le statut des différents acteurs de la communication, notamment les journalistes, influenceurs, lanceurs d’alerte et créateurs de contenu, tout en définissant les mécanismes juridiques destinés à assurer leur protection.
Le deuxième axe concerne l’encadrement de la liberté d’expression. A ce sujet, les autorités affirment leur refus à toutes formes d’emprisonnement des journalistes pour des opinions exprimées dans le cadre de leur travail. Le ministère de la Communication et de la culture entend également s’opposer à la requalification des délits de presse en atteintes à la sûreté de l’Etat, et rejette l’application du droit commun du Code pénal aux professionnels des médias pour les informations qu’ils publient. Une collaboration avec le ministère de la Justice est prévue dans ce cadre.
Enfin, les autorités soulignent la nécessité d’étendre le cadre légal au-delà, en intégrant les influenceurs, lanceurs d’alerte et créateurs de contenu, afin de leur offrir une protection juridique adaptée et de les inscrire pleinement dans un cadre réglementaire clair.
N.A




