L’épidémie de Mpox continue de gagner du terrain, suscitant une mobilisation accrue des autorités sanitaires. Depuis le début de la flambée, 78 cas confirmés ont été recensés à l’échelle nationale, en plus de 212 cas suspects, selon les dernières données du ministère de la Santé publique.
La situation s’est particulièrement intensifiée le 15 janvier, avec 34 nouveaux cas confirmés enregistrés en une seule journée. La ville de Mahajanga concentre l’essentiel des contaminations, avec 30 cas, tandis que Fianarantsoa (1 cas), Antananarivo Renivohitra (2 cas) et Mahatsinjo (1 cas) sont également concernés.
Un taux de positivité en nette hausse
Au total, 154 tests de dépistage ont été réalisés jusqu’à présent. Ce qui donne un taux de positivité de 50,65 %, en forte augmentation par rapport à la veille, où il s’établissait à 41,9 %. Une progression qui confirme la circulation active du virus et la nécessité de renforcer la surveillance épidémiologique.
Malgré cette évolution préoccupante, les autorités sanitaires se veulent rassurantes. Les investigations se poursuivent et la prise en charge des patients est effective, précise le ministère. A Mahajanga, plusieurs malades ont déjà été déclarés guéris et ont pu regagner leur domicile. Aucun décès n’a été enregistré à ce stade.
Femmes enceintes et personnes vulnérables sous haute surveillance
Le ministère de la Santé publique appelle toutefois à une vigilance accrue, notamment envers les personnes immunodéprimées, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, considérés comme les plus exposés aux formes graves de la maladie.
Chez la femme enceinte, l’infection au Mpox peut avoir de lourdes conséquences : transmission du virus au fœtus, risque de Mpox congénital, fausse couche ou accouchement prématuré. Face à ces enjeux, une structure spécialisée dédiée à la prise en charge des femmes enceintes atteintes de Mpox a été mise en place à Befelatanana, marquant une étape importante dans la réponse sanitaire.
Alors que les chiffres continuent d’évoluer, les autorités sanitaires réitèrent leur appel au respect strict des mesures de prévention et à la consultation rapide des services de santé en cas de symptômes suspects.
Fahranarison




