La population reste dans l’expectative. Le processus de refondation au cœur des attentes, semble au point mort. Comme s’il n’y a plus d’urgence et cela peut attendre à tel point que l’enthousiasme initial à tout le niveau, avec des effets d’annonce en grande pompe, s’est affaibli, laissant la place à une autre vision des choses. Et ce n’est pas anodin si les instances internationales s’interrogent et interpellent le régime Michael Randrianirina, pour clarifier la situation.
A vrai dire, on assiste à un reflux de processus de refondation, déjà sans ligne directrice claire, ni dynamique manifeste et visiblement suspendu dans l’attente d’un budget à la Saint-Glinglin. Malgré les enjeux politiques, le régime en place change complètement de cap axé sur le développement et la relance économique tout en lançant une offensive de charme diplomatique vis-à-vis des grandes puissances en
pleine compétition géopolitique mondiale, pour exercer leur influence politique, économique et voire militaire en Afrique, y compris à Madagascar. Et autant dire que cette tempête géopolitique affecte la trajectoire politique du pouvoir en place.
Les priorités du régime sont désormais ailleurs. La refondation est remise au second plan. « Elle ne doit pas se faire dans la précipitation », se sont justifiés les responsables qui ont invité le peuple malgache à faire preuve de patience en attendant que cela prenne vraiment forme. Aucune date n’a été fixée pour le démarrage effectif du processus qui semble remis aux calendes grecques.
Au niveau des Fokontany censés être aux premières loges de la concertation nationale, il n’y a rien de nouveau à l’horizon. Aucune mobilisation à la base n’a été constatée. Et ce ne sont pas les habitants et les citoyens qui vont dire le contraire.
J.R




