Longtemps immergé dans le monde du paralympique, Dimbiniaina Rajaofetrison est une figure bien connue du milieu. Joueur depuis 1998 et actuel président du Club omnisports d’Analamanga des handicapés physiques (COSAHP), il sera encore candidat à sa propre succession à ce poste, face à deux autres concurrents, lors de l’Assemblée générale élective du Madagascar Paralympic Committee (MPC), prévue ce vendredi. Il a expliqué les raisons de sa candidature. Interview.
*Les Nouvelles : Qu’est-ce qui vous a incité à candidater pour le poste ?
- Dimbiniaina Rajaofetrison : Avant tout, c’est ma passion pour cette discipline qui m’a poussé à me porter candidat et m’a donné envie d’écrire une belle histoire pour le mouvement paralympique à Madagascar. J’ai vécu longtemps dans cet univers et j’ai constaté qu’il existe de nombreuses choses réalisables. A ce sujet, j’ai déjà proposé des idées qui n’ont pas suscité d’intérêt. C’est pourquoi, je suis prêt à apporter ma propre vision et à m’engager davantage.
*Qu’est-ce qui vous différencie des autres candidats ?
-D’abord, je suis basé à Antananarivo, ce qui facilite les échanges et la collaboration avec les structures centrales. Ensuite, il y a les résultats concrets. Au sein du handisport, j’ai valorisé mon club avec des équipements adéquats. J’ai aussi initié de nombreux projets d’infrastructures. Ce sont des réalisations palpables.
*Quelles sont vos priorités si vous êtes élu ?
-Ma priorité absolue est de mettre en place des actions qui bénéficient directement aux athlètes. Tout projet doit avoir un impact réel sur leur quotidien et leurs performances. A travers mon projet de développement, je souhaiterais accompagner les athlètes vers le haut niveau, notamment dans les compétitions internationales et surtout vers la qualification aux Jeux paralympiques.
*Selon vous, quels sont les principaux obstacles au développement du paralympique à Madagascar ?
-Le principal frein est que l’existence même du paralympisme est méconnue du grand public. Cela rend les partenaires hésitants à soutenir ce secteur. Par conséquent, beaucoup d’athlètes ne se fixent pas d’objectifs et finissent par considérer cette discipline comme un simple loisir, sans véritable perspective sportive.
*Comment abordez-vous cette élection ?
-J’ai confiance en la sagesse des ligues. Quoi qu’il arrive, j’accepterai le verdict des urnes.
Propos recueillis par Soafara Pharlin




