Comme si de rien n’était. La tension est retombée d’un cran à la Haute cour constitutionnelle (HCC), après deux jours de « siège » et de blocus qui ne dit pas son nom, ayant paralysé les activités du palais d’Ambohidahy, mercredi et jeudi. Où en est la procédure de destitution de l’homme fort de l’institution, Florent Rakotoarisoa, à l’origine de ce remue-ménage institutionnel, avec bruits de bottes ? Motus et bouche cousue.
Retour à la normale. Les activités ont repris hier au sein de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) à Ambohidahy. Les militaires qui ont quadrillé les lieux dans un climat de tension, ont rejoint leur caserne, laissant la place à un calme inquiétant. Des zones d’ombre subsistent.
En tout cas, l’opinion publique est plongée dans la confusion et se demande si les gens derrière cette procédure de destitution de Florent Rakotoarisoa vont-ils revenir à la charge. Ce n’est qu’une partie remise.
Pour rappel, avec l’aval de quelques juges constitutionnels, une séance de vote relative à une éventuelle destitution du président de la HCC, Florent Rakotoarisoa, se serait tenue le 21 janvier. Cette consultation interne, portant sur la révocation du chef de l’institution, n’a toutefois fait l’objet d’aucune communication officielle à ce jour.
Silence institutionnel
Aucun démenti, mais aucune confirmation non plus, n’a été apporté par la HCC, alors qu’un document compromettant attestant le paiement d’une somme d’argent, pour les autres membres de la HCC, circule sur les réseaux sociaux.
Un silence institutionnel qui alimente les spéculations. D’autant que des sources proches du dossier évoquent de profondes divisions internes. En l’absence de confirmation officielle, Florent Rakotoarisoa demeure néanmoins en fonction, renforçant l’image d’un président jusque-là indéboulonnable malgré les agitations.
Une mise au point s’impose. En attendant, la Haute Cour Constitutionnelle observe une réserve suspensive, laissant planer l’incertitude quant à l’issue réelle de ce vote présumé et à ses éventuelles conséquences sur l’équilibre institutionnel. Dans les couloirs de l’institution, la prudence reste toutefois de mise. Les membres de la HCC s’abstiennent de tout commentaire.
La reprise des activités au sein de l’institution pourrait ainsi être interprétée comme un retour à l’ordre constitutionnel, ou comme une volonté d’apaisement temporaire en attendant la suite.
En l’absence d’une communication officielle, l’issue réelle de ce vote présumé reste inconnue, tout comme ses éventuelles conséquences institutionnelles. Une chose est néanmoins certaine : malgré les turbulences, Florent Rakotoarisoa continue d’exercer ses fonctions, confirmant, pour l’instant, son statut de président indéboulonnable de la HCC.
Rakoto




