Vols en jet privé vers Dubaï : le colonel Michaël Randrianirina appelle l’ACM à s’expliquer

Interrogé par la presse sur les vols en jet privé, au départ d’Ivato vers Dubaï, dont les images de décollage sont relayées sur les réseaux sociaux, le Colonel Michël Randrianirina a répondu n’être au courant de rien, avant d’interpeller l’Aviation civile de Madagascar à ce sujet, en lui demandant des explications, pour éclairer l’opinion publique.

Sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent au sujet de ces vols en jet privé faisant l’aller-retour entre Madagascar et Dubaï. Et le silence persistant des responsables, continue d’alimenter la suspicion de trafic de l’opinion publique. Hier, lors de la cérémonie de remise des galons aux officiers supérieurs à Ivato, le Colo­nel Michaël Randri­anirina a déclaré que ni les autorités ni le public ne dispose d’informations précises sur la nature de marchandises à bord de l’appareil, au mo­ment du départ.
Selon lui, l’ACM est la seule instance habilitée à fournir des explications officielles, à partir des informations relatives à ces vols, censées être en leur possession. Tous les yeux sont ainsi braqués sur l’ACM.
Le colonel a ainsi écarté la responsabilité directe des autorités politiques ou militaires sur cette affaire, soulignant qu’aucun renseignement officiel n’a été communiqué à ce sujet, au président de la République et que chaque ministre agit dans le cadre de ses prérogatives. Pour le chef de l’Etat, il est préférable de s’en référer à l’entité compétente, pour toute clarification, afin d’éviter les spéculations. Le colonel a affirmé que le président de la République ne reçoit d’ordres de personne.
Dans la foulée, le colonel Michaël Randrianirina a déclaré agir par engagement envers la population, mais non par ambition personnelle tout en brandissant son grade. Il estime que la reconnaissance du peuple constitue la plus haute distinction. Et d’ajouter qu’il est connu du public sous l’appellation de « colonel Michaël » depuis le 11 octobre.

Cadre légal et rôle de la HCC
Répondant aux accusations de non-respect de la loi, il a invité les détracteurs à en préciser le fondement. Il a rappelé que la Haute Cour Constitution­nelle (HCC) a rendu une décision dans le cadre de son pouvoir régu­lateur, une pratique qu’il a qualifiée de courante à l’échelle internationale.
Enfin, il a évoqué une décision de la HCC publiée au mois de novembre, précisant que l’organisation des élections ne pouvait se faire dans un délai de deux mois, en tenant compte des réalités du terrain. Il a ainsi appelé les acteurs politiques et les observateurs de s’en remet­tre à cette décision, avant toute prise de position pub­lique.

N.A

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