La Jirama lance une vaste offensive contre les fraudes et les vols d’eau et d’électricité. Les opérations de contrôle débuteront le 2 février et s’étaleront sur trois mois. Le directeur général par intérim, le général Hajatiana Rasolomanana, annonce une action ferme pour assainir la situation.
Chaque année, les pratiques illégales entraînent des pertes estimées à plus de 100 milliards d’ariary. «La lutte contre les fraudes et les branchements illicites, fait partie intégrante du plan de redressement de la Jirama», affirme le responsable. Il souligne que l’entreprise n’est pas la seule victime. «Ces actes nuisent aussi aux usagers, causant une baisse fréquente de la tension électrique et la dégradation de la qualité de service».
La saturation des lignes complique également les nouveaux raccordements. «Nous ne pouvons pas répondre aux nouvelles demandes d’électricité, car les réseaux sont déjà surchargés à cause des fraudes», précise le DG par intérim.
Les équipes de contrôle porteront des badges et seront munis d’un ordre de mission et de tous les documents requis. Conformément au décret de 2016, elles pourront accéder aux zones concernées pour constater les infractions.
« Nos agents sont habilités à intervenir partout où cela est nécessaire », indique-t-il.
En cas d’irrégularité, la sanction sera immédiate. « L’alimentation électrique sera suspendue sans délai et ne sera rétablie qu’après régularisation selon les conditions fixées par la Jirama », prévient le général Rasolomanana.
Un ultimatum a aussi été lancé. « Nous accordons une semaine aux clients et aux agents impliqués dans des branchements illégaux, pour se mettre en conformité », a-t-il averti la semaine passée. Les usagers sont appelés à coopérer, tandis que les contrevenants s’exposent à des poursuites prévues par la loi.
Arh.




