Une dynamique positive s’installe dans les relations entre l’Etat et le secteur privé. Un nouveau souffle pour Madagascar en pleine réforme et refondation à tous les niveaux, en l’occurrence dans le domaine économique. La machine de développement est enclenchée pour relever les défis fixés, répondre aux attentes et aux préoccupations de la population, qui passera avant toute querelle et tout calcul politique.
La transition économique est une chose et la transition politique dont on sait de quoi il ressort, en est une autre. Dans un pays comme Madagascar, à maintes reprises plongé dans une crise politique profonde, mais qui aspire maintenant à atteindre le développement, élaborer une feuille de route économique est une nécessité impérieuse, pour répondre aux attentes de la population et aux préoccupations majeures du secteur privé, face à l’évolution et l’incertitude de la conjoncture mondiale. Et tous les acteurs et les partenaires étrangers, montrent un engagement manifeste en faveur des initiatives déjà entreprises qui font consensus, à l’exemple des Assises pour la relance économique.
Sur ce point, tous les indicateurs sont passés au vert. Politiquement parlant, les instances internationales et les bailleurs de fonds, n’ont pas adopté des sanctions sévères à l’encontre de Madagascar, comme il a toujours été le cas auparavant, suite au changement de régime dans le pays. Ils accordent même leur confiance au Gouvernement et à l’Exécutif en les chargeant de poursuivre la concrétisation des projets en cours et à venir, sans écarter la possibilité de signer des nouveaux accords de coopération avec le pays. Et les perspectives sont prometteuses.
Prochainement, Madagascar et l’Union européenne, ouvrent un nouveau chapitre dans leurs échanges commerciaux, à travers la signature de l’’Accord de Partenariat Economique (APE) élargi, qui «va continuer à engendrer des bénéfices traditionnels accès au marché européen sans droit de douane ni quota et va permettre de lancer de nouvelles mesures d’accompagnement pour les entreprises malgaches pour pouvoir se mettre à niveau face aux normes», a annoncé récemment Roland Kobia,l’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar. Et le régime de la Refondation doit être à la hauteur des enjeux car il joue sa crédibilité internationale. Et seuls les résultats comptent.
Sur le plan diplomatique, la situation politique actuelle n’a pas eu d’impact négatif sur les relations de Madagascar avec les autres pays. La Grande île n’est pas mise à l’écart, faisant même partie des invités lors de forums et de rencontres de grande envergure à l’échelle internationale. D’ailleurs, le corps diplomatique présent à Madagascar a manifesté son souhait de raffermir ses partenariats avec le pays dans plusieurs domaines, en priorisant l’intérêt général.
Transition à tout prix !
Et face à cette transformation positive du paysage économique et cette reconnaissance internationale préservée, la frustration monte d’un clan dans le camp des politiques en quête de résurrection, en réclamant avant toute chose, d’instaurer un régime transitoire, synonyme de tremplin pour le partage de sièges et de cogestion du pays.
Ils veulent carrément sauter les six étapes de la Refondation, pour assouvir leurs ambitions politiques, sans tenir compte des attentes sociales et économiques. Dans ce cas, ils misent sur l’élaboration de la charte de la transition, leur permettant d’établir des règles de répartition des sièges. L’histoire retiendra que durant la période de la Transition qui ne profite qu’aux opportunistes et mercenaires politiques, la vie économique du pays semble à l’arrêt et la population reste dans l’expectative.
A vrai dire, cette étape de transition qui sera sous la conduite de la République de la Refondation, devrait être l’aboutissement du processus de réforme du système politique qui sera au cœur de la concertation nationale, dont l’objectif final est d’organiser des élections libres, transparentes, crédibles et équitables le moment venu.
Rakoto




