La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a déclaré irrecevable la requête déposée par la Génération Mpitolona, une plateforme regroupant les générations X, Y et Z, qui demandait l’annulation des résultats officiels des élections législatives du 29 mai 2024 ainsi que la destitution de 80 députés élus sous la bannière du parti politique de Andry Nirina Rajoelina. Il en est de même pour la demande d’audit, formulée par le collectif dénommé «Fihombonam-be ny Mpitolona ».
La requête déposée par la Génération Mpitolona, le 16 janvier 2026, remet en cause les résultats électoraux proclamés par la HCC, qui selon elle, reposaient sur des fraudes, ainsi que l’arrêt n°31-HCC/AR du 27 juin 2024, portant proclamation des résultats définitifs des élections législatives du 29 mai 2024
Après examen, la Cour a rappelé que, conformément à l’article 120 de la Constitution, ses décisions sont définitives, non susceptibles de recours et s’imposent à toutes les autorités publiques comme aux particuliers. Elle a ainsi estimé que la requête ne pouvait être recevable au regard de la loi fondamentale.
Dans une autre décision, la HCC a également rejeté pour irrecevabilité la demande d’audit formulée par le collectif dénommé « Fihombonam-be ny Mpitolona » le 16 janvier 2026, concernant les fonds empruntés par Madagascar, auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), avant la prise de fonction du président de la Refondation de la République de Madagascar (PRRM). Le collectif demandait également un audit interne dans l’ensemble des ministères ayant géré ces fonds, ainsi qu’un inventaire des dettes publiques impayées.
Dans sa décision, la Haute Cour a rappelé que, conformément aux articles 116 à 119 de la Constitution, ses compétences se limitent notamment au contrôle de la constitutionnalité des lois et des traités, au règlement des conflits de compétence entre institutions et à l’émission d’avis consultatifs. Elle a précisé que la saisine directe de la juridiction constitutionnelle est strictement réservée à certaines autorités de l’Etat et que la demande d’audit des finances publiques ne relève pas de ses attributions.
N.A




